Objectif 2027

Pouvoir d'achat

Revenus, prix, salaires, prestations.

Les débats sur ce thème

Ce qui fait désaccord, et pourquoi. L'argumentaire pour/contre sourcé s'affiche sous chaque mesure ci-dessous.

Hausse du SMIC de plusieurs centaines d'euros

Les études citées de part et d'autre sont sérieuses mais portent sur des périmètres différents : les travaux internationaux concluant à de faibles effets sur l'emploi (Allemagne 2015, littérature anglo-saxonne) concernent des pays où le salaire minimum était bas par rapport au salaire médian. La France présente en 2024 le ratio SMIC/salaire médian le plus élevé d'Europe (62,5 % — Groupe d'experts SMIC). Le désaccord scientifique porte principalement sur la validité de ces résultats à ce niveau de ratio, et sur l'ampleur des élasticités emploi-coût du travail (estimations de −29 000 à −600 000 emplois pour une hausse de 12-15 %).

9 faits sourcés · voir la question →

Ce que proposent les candidats

Nathalie Arthaud En cours de traitement
François Asselineau Non exprimé
Gabriel Attal Publié
  • Lie la progression durable des salaires a l'innovation et a la productivite, en comparant le salaire median francais a ce qu'il serait selon lui avec la trajectoire de productivite americaine depuis 2000.
  • Prevoit de reduire les charges salariales afin de rapprocher le salaire net du brut et d'augmenter la remuneration nette des actifs.
Clémentine Autain Non exprimé
Delphine Batho Non exprimé
Olivier Becht Non exprimé
Xavier Bertrand Non exprimé
Karim Bouamrane Non exprimé
Philippe Brun Non exprimé
Bernard Cazeneuve Non exprimé
Nicolas Dupont-Aignan Non exprimé
Clara Egger Non exprimé
Olivier Faure Publié
  • Garantir des salaires qui suivent l'inflation au moins jusqu'au salaire médian.
  • Créer une sécurité sociale alimentaire donnant accès à une alimentation de qualité et soutenant les circuits courts et le bio.
  • Porter le SMIC à 1 700 € nets et réunir dès après les élections une conférence salariale tripartite (État, syndicats, patronat).
  • Reverser le produit de la réforme de l'héritage aux salariés par une baisse de la CSG.
  • Créer un statut pour les familles monoparentales, prioritaires pour la garde d'enfants, la caution de logement et les transports.
  • Refuse les baisses générales du prix des carburants et veut cibler les aides sur les classes populaires et moyennes qui ont besoin de leur voiture pour travailler.
  • Tripler le chèque énergie dans l'urgence, pour que les ménages puissent par exemple remplir leur cuve de fioul avant l'hiver.
Jérôme Guedj Publié
  • Soutient un statut des familles monoparentales et le calcul des aides sur les ressources actuelles plutôt que sur celles de l'année précédente.
  • Baisser, à titre exceptionnel, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
  • Plafonner les marges des raffineurs de carburant, comme Michel Rocard l'avait fait en 1990.
François Hollande Non exprimé
Marine Le Pen Publié
  • Baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'énergie (électricité, gaz, carburant) et suspendre les hausses d'impôts sur l'énergie.
  • Propose une baisse immédiate de la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'ensemble de l'énergie : fioul, électricité et gaz.
  • Indique vouloir agir sur les dépenses contraintes, dont le coût de l'énergie, pour les ménages et les entreprises.
Maxime Legrand Non exprimé
David Lisnard Non exprimé
Lydie Massard Non exprimé
Emmanuel Maurel Publié
  • Augmenter le SMIC et indexer les salaires sur l'inflation.
  • Plafonner, dans l'urgence, les marges des distributeurs et des raffineurs de carburant, sur le modèle belge.
  • Porter le SMIC à 1 700 euros.

    POUR(4)

    • ÉtudeSortir du travail pauvre

      La France est, selon une étude comparative OFCE (2018), le seul pays parmi France/Royaume-Uni/Allemagne où une famille mono-active avec deux enfants dont un parent travaille à temps plein au salaire minimum vit sous le seuil de pauvreté. Environ 3,1 millions de salariés sont rémunérés au niveau du SMIC.

      la hausse vise directement la pauvreté laborieuse documentée

      OFCE (étude 2018, citée par la Fondation Jean-Jaurès) ↗ · moyenne

    • ChiffrageEffet net sur l'emploi possiblement limité

      Simulation OFCE (hausse de 12 %) : 322 000 destructions brutes, largement compensées par la consommation supplémentaire (+142 000) et les allègements de cotisations induits (+151 000), soit un effet net d'environ −29 000 emplois, qualifié de négligeable au regard des créations annuelles.

      la simulation OFCE conclut à un effet net emploi limité pour une hausse comparable

      OFCE (simulation citée par Fondation Jean-Jaurès et Institut Montaigne) ↗ · moyenne

    • ÉtudeLittérature internationale récente rassurante (à son niveau de ratio)

      L'introduction du salaire minimum allemand (2015) a relevé les salaires sans pertes d'emploi significatives, avec une réallocation des salariés vers des entreprises plus productives (Dustmann et al., Quarterly Journal of Economics, 2022). Les revues de littérature anglo-saxonnes (Dube, 2019, pour le Trésor britannique) concluent à des effets emploi faibles pour des minimums allant jusqu'à ~60 % du salaire médian. CONTRE-LECTURE intégrée : la France étant déjà à 62,5 % du salaire médian (pla

      littérature récente favorable — validité au niveau français discutée (voir note méthodologique)

      Dustmann et al. 2022 (QJE) ; Dube 2019 (HM Treasury review) ↗ · haute ⚠ limite de validité ↗ · moyenne

    • ChiffrageLe SMIC comme bouclier du bas de la distribution

      Entre 2021 et 2025, les 25 % de salaires les plus proches du SMIC ont progressé d'environ 17 % (comme le SMIC), contre 12,6 % pour les 5 % de salaires les plus élevés, l'inflation étant de 14,2 % : l'indexation du SMIC a protégé le pouvoir d'achat du bas de la distribution mieux que la négociation seule ne l'a fait pour le haut.

      l'indexation du SMIC a protégé le bas de la distribution mieux que la négociation

      Groupe d'experts SMIC — rapport 2025 (Haut-commissariat à la stratégie et au plan) ↗ · haute

    CONTRE(5)

    • ÉtudeDes élasticités emploi-coût très dispersées, jusqu'à des pertes massives

      Heyer-Plane (OFCE, 2012) : +1 % de SMIC ≈ 14 500 destructions / 12 200 créations. Kramarz-Philippon (2001) : élasticité de long terme de −1,5, qui appliquée à une hausse de ~15 % donnerait jusqu'à ~600 000 emplois détruits (soit 21 % de l'emploi au niveau du SMIC) — estimation elle-même présentée avec prudence. La dispersion des estimations est l'argument central : l'incertitude porte sur un ordre de grandeur de 1 à 20.

      des élasticités hautes impliqueraient des destructions massives — incertitude d'un ordre de grandeur de 1 à 20

      Institut Montaigne (fiche chiffrage, législatives 2024) ↗ · moyenne

    • ChiffrageChiffrage IFRAP : destructions d'emplois et faillites

      La Fondation IFRAP estime qu'un SMIC à 1 600 € net (+15,1 % de brut) détruirait 240 000 emplois et exposerait 9 500 à 70 000 entreprises à la faillite sous un an, en soulignant la mécanique d'amplification : la densification des salaires autour du SMIC gonfle massivement les allègements de cotisations à financer.

      chiffrage contradictoire étiqueté : destructions et faillites via la mécanique des allègements

      Fondation IFRAP ↗ · moyenne

    • InstitutionSmicardisation et trappe à bas salaires

      Le rapport 2025 du Groupe d'experts documente une compression salariale persistante et des taux marginaux effectifs d'imposition de 75 à 80 % entre 1,2 et 2 SMIC (retrait des allègements + dégressivité de la prime d'activité + entrée dans l'impôt) : une forte hausse du SMIC accentuerait le tassement de la grille et la désincitation à la mobilité salariale, sauf réforme simultanée du système socio-fiscal.

      sans réforme socio-fiscale simultanée, la hausse accentue tassement et trappes

      Groupe d'experts SMIC — rapport 2025 (PDF complet) ↗ · haute

    • ÉtudeCiblage anti-pauvreté imparfait

      Une partie des salariés au SMIC vit dans des ménages non pauvres (bi-activité), tandis que la pauvreté est d'abord corrélée au sous-emploi et au temps partiel subi : des dispositifs ciblés sur le revenu du ménage (prime d'activité) sont présentés par plusieurs travaux comme mieux ciblés contre la pauvreté qu'une hausse uniforme du salaire minimum. À SOURCER précisément (INSEE / CAE) avant publication.

      des dispositifs ciblés sur le revenu du ménage seraient mieux ciblés — À SOURCER avant publication

      INSEE / Conseil d'analyse économique — références exactes à lier ↗ · moyenne

    • InstitutionRecommandation constante du Groupe d'experts : pas de coup de pouce

      Le Groupe d'experts SMIC (rapport 2025) recommande de s'en tenir à la revalorisation automatique, estimant qu'un coup de pouce fragiliserait un marché du travail ralenti (chômage 7,7 %), et souligne que le SMIC français représente 62,5 % du salaire médian en 2024 — ratio le plus élevé des pays européens — niveau où les travaux internationaux situent les risques croissants pour l'emploi peu qualifié.

      l'instance d'expertise dédiée recommande de ne pas dépasser la revalorisation automatique

      Groupe d'experts SMIC — rapport 2025 ↗ · haute franceinfo (synthèse du rapport) ↗ · haute

  • Augmenter les salaires et le SMIC, la consommation populaire étant présentée comme représentant 55 % du PIB.
  • Lie l'absence d'augmentation des salaires à un risque de récession pour l'économie française.
  • Bloquer les marges de profit de la distribution et de l'agroalimentaire.
  • Bloquer les prix en urgence face a l'inflation.
  • Affirme que 9 millions de personnes recourent a l'aide alimentaire en France. Chiffre a verifier.
  • Faire établir un indicateur de developpement humain (sante, education, egalite femmes-hommes) en complement de l'indice des prix, juge inadapte.
  • Instaurer le blocage des prix et des marges, présenté comme la mesure d'urgence de base, notamment sur les carburants.
Antoine Mikolajczak Non exprimé
  • Lie la stagnation du pouvoir d'achat au salaire médian à un risque démocratique, en invoquant l'affaiblissement des classes moyennes populaires.
  • Fixe l'objectif de rapprocher le salaire brut du net, en précisant que l'écart correspond au financement de la protection sociale.
Florian Philippot Non exprimé
  • Il chiffre l'effet du dispositif zéro cotisation pour un salaire médian à environ deux mois de salaire supplémentaires et à l'égalité entre salaire brut et salaire net.
Fabien Roussel Relevé — argumentaire en cours
  • Baisser les taxes sur l'essence, confisquer les profits de TotalEnergies et augmenter les salaires et les pensions.source ↗
  • Bloquer les prix des produits de première nécessité, sur la base d'un panier type de consommation.
  • Réunir, dès après l'élection, une conférence salariale avec des négociations par branche pour augmenter le SMIC et les bas salaires.
  • Défend des mesures générales et simples sur les carburants plutôt qu'un ciblage qui reviendrait à « faire la police de la consommation ».
  • Ramener l'essence et le gazole à 1,70 € jusqu'en décembre, en baissant la TVA sur les carburants de 20 à 10 % et en demandant une dérogation européenne sur l'accise, comme l'Espagne.
  • Propose l'indexation des salaires sur l'inflation, mesure qu'il présente comme soutenue par 80 % des Français.
  • Estime nécessaire une meilleure répartition de la richesse entre donneurs d'ordre et sous-traitants pour permettre de mieux rémunérer les salariés.
  • Annonce la mise en place d'un SMIC à 2000 euros bruts.
  • Chiffre le nombre de travailleurs pauvres et leur part dans la population active.
Fabien Verdier Non exprimé
  • Constate que les salaries des premieres lignes se situent au SMIC ou a proximite, autour de 1600 euros, et estime necessaire de les proteger par un changement de systeme plutot que par un cheque.
Éric Zemmour Non exprimé