Méthodologie
Une grille de thèmes neutre
Les 15 thèmes ne dérivent d'aucun programme de candidat — cela fausserait la lecture de tous les autres. Ils s'appuient sur des nomenclatures publiques : missions du budget de l'État (LOLF), classification COFOG (Eurostat), périmètres ministériels, sections du CESE.
Quatre états d'expression, jamais confondus
- Ne s'est pas exprimé — aucune prise de position repérée sur ce thème.
- En cours de traitement — s'est exprimé (source liée), en cours de vérification par notre équipe.
- Relevé — argumentaire en cours — propos vérifiés à la source et affichés tels quels ; l'argumentaire pour/contre (obligatoire pour la publication complète) est en préparation.
- Publié — mesures vérifiées, sourcées, avec argumentaire pour ET contre.
Confondre ces états ferait dire au site quelque chose de faux.
L'indicateur « Exprimé sur N / 15 thèmes » compte les thèmes où le candidat s'est exprimé — c'est-à-dire les états en cours de traitement et publié, pas seulement les thèmes déjà publiés. Il mesure l'étendue de l'expression repérée, jamais une qualité.
Symétrie d'affichage
Le comparateur affiche pour chaque candidat un nombre comparable de mesures phares par thème (mises en avant par le candidat lui-même). La richesse réelle d'un programme reste visible via l'indicateur de couverture, sans jamais en tirer un score de qualité.
« Actions au pouvoir » : des critères mécaniques, jamais éditoriaux
Sous chaque fonction du parcours, la liste « Actions durant cette fonction » est produite par des critères publics et mécaniques, identiques pour tous les candidats :
- Lois portées : projets de loi (textes d'origine gouvernementale) promulgués au Journal officiel pendant la période exacte de la fonction — sélection par date, aucune loi choisie ou écartée à la main.
- Les candidats n'ayant pas exercé de fonction nationale affichent leurs mandats locaux avec les données disponibles, au même gabarit.
La présentation est descriptive : liste datée, lien vers le texte officiel, aucun qualificatif.
Hiérarchie et critères des sources
Chaque information publiée s'appuie sur des sources classées par niveau :
- Sources primaires — décisions de justice, communiqués de parquet, Journal officiel / Légifrance, rapports d'institutions (Cour des comptes, HATVP, ARCOM, Défenseur des droits…).
- Agences — dépêches AFP (et reprises intégrales identifiées comme telles).
- Presse et audiovisuel de référence — socle de médias généralistes de référence.
- Recoupement — autre presse généraliste respectant la déontologie : utilisée pour recouper, jamais comme source unique ni porteuse.
L'appartenance d'un média au socle de référence découle de critères objectifs appliqués à tout le spectre : respect de la déontologie (avis CDJM), sanctions ou mises en demeure répétées du régulateur, pratique du contradictoire, distinction entre faits et opinion, indépendance documentée. Les médias d'enquête engagés, quelle que soit leur orientation, ne servent jamais de source porteuse : leurs révélations n'entrent ici que par le fait judiciaire ou institutionnel qu'elles déclenchent.
Sur le volet judiciaire, une revue de presse systématique et datée est menée pour tous les candidats — l'absence d'affaire affichée est une information vérifiée, avec sa date.
Volet judiciaire : règle d'affichage
Les fiches n'affichent que les procédures en cours visant le candidat (ou des faits relevant de sa responsabilité) et les condamnations. Les classements sans suite, non-lieux définitifs et instructions closes sans mise en examen ne sont pas affichés : la présomption d'innocence est alors pleinement restaurée. Le critère est l'état de la procédure, jamais la personne — il s'applique identiquement à tous les candidats. (Règle adoptée par l'association le 14/07/2026.)
Le quiz
Le calcul est fait entièrement dans votre navigateur : aucune réponse n'est envoyée, et rien n'est conservé, pas même sur votre machine — les opinions politiques sont des données sensibles. Recharger la page efface tout.
Une question porte un intitulé neutre, rédigé par nous et relu ; ses options sont les positions réellement défendues, chacune adossée à une ou plusieurs mesures publiées et sourcées. Ce sont les mesures qui portent les candidats : une position commune à trois d'entre eux les crédite tous les trois. Une question dont toutes les options viendraient d'un même candidat ne peut pas être publiée.
L'ordre des options est tiré au sort à chaque session, et le nom des candidats n'apparaît qu'après votre réponse : on répond ainsi au contenu, pas à l'étiquette.
Nous ne produisons aucun score et aucun classement. À la fin, vous voyez les positions que vous avez retenues et qui les défend ; la conclusion vous appartient. Un candidat qui ne figure pas sous une position ne s'y oppose pas forcément : le plus souvent, nous n'avons pas encore dépouillé de prise de parole de sa part sur ce point.
Les chiffres des thèmes : comment nous les choisissons et les vérifions
Notre règle : centraliser sans dénigrer, expliquer sans juger. Chaque thème présente des repères chiffrés sous forme de questions neutres (« Combien d'immigrés vivent en France ? »), auxquelles répondent les données publiques. Nous ne rendons aucun verdict : pas de « vrai » ni de « faux », pas de jauge. Les chiffres décrivent ; ce qui est « trop » ou « pas assez » relève de votre jugement.
Le choix des chiffres. Un repère figure dans un thème s'il porte sur un indicateur de référence de la statistique publique (INSEE, DREES, Eurostat…) sur l'objet du thème, ou sur un indicateur invoqué par au moins deux candidats dans leurs mesures publiées. La règle est la même pour tous les thèmes. Quand plusieurs mesures existent (le stock et les flux, « immigré » et « étranger », un niveau et son évolution), nous les montrons toutes.
Jamais à côté d'une proposition. Les chiffres sont posés au niveau du thème, avant la liste des candidats, jamais accolés à la mesure d'un candidat : placer un chiffre à côté d'une proposition, ce serait l'évaluer sans le dire.
Ce que les chiffres ne disent pas. Chaque repère comporte une section obligatoire sur les limites des données : ce qu'elles ne mesurent pas, ce qui relève d'un choix politique. Un repère ne paraît jamais sans elle.
Les chiffres. Tout chiffre porte sa valeur, son unité, son année et sa source. Toute évolution s'écrit avec ses deux bornes (« 14,4 % en 2022 → 15,4 % en 2023 ») ; l'évolution d'un taux s'exprime en points, pas en pourcentage.
Les sources. Producteurs publics (INSEE, DREES, Cour des comptes…) et organisations internationales (Eurostat, OCDE) d'abord. Un chiffre d'association, de syndicat ou de think tank peut être cité, mais comme l'estimation d'un acteur identifié, jamais comme le chiffre de référence. Quand l'État ne mesure pas quelque chose, le repère le dit.
L'Europe. Les comparaisons utilisent une seule source harmonisée, Eurostat, pour la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la moyenne de l'UE-27 — même quand elle diffère du chiffre national, ce que le repère signale. Une comparaison impossible est dite impossible. Les séries sont extraites chaque mois ; une révision n'est publiée qu'après relecture, y compris des phrases qui la citent. Les données de chaque graphique sont téléchargeables.
La vérification. Seules les phrases vérifiées dans leur source sont affichées. Un repère peut paraître avant que tous ses chiffres le soient : il indique alors combien d'éléments restent à sourcer, et chacun s'affiche dès sa vérification.
Pourquoi ce format. Nous avons d'abord essayé de confronter des affirmations entendues (« il y a trop de… ») aux données, avec un verdict sur leur partie mesurable. Nous y avons renoncé : choisir les phrases à tester est déjà un choix éditorial, et un verdict se lit, et se partage, comme une prise de position. Poser des questions neutres et montrer les données, avec leurs limites, laisse la conclusion à chacun.