Bruno Retailleau
Les Républicains
Photo : © Anthonymontardyfr · CC-BY-SA 4.0
Programme
Pouvoir d'achat
1 mesure(s)- Il chiffre l'effet du dispositif zéro cotisation pour un salaire médian à environ deux mois de salaire supplémentaires et à l'égalité entre salaire brut et salaire net. source ↗
Travail & retraites
15 mesure(s)- Défend la réforme des retraites et reproche au Rassemblement national de vouloir abaisser l'âge de départ, à rebours des autres pays européens. source ↗
- Présente la retraite à 60 ans et les 35 heures comme des choix politiques qui pèsent aujourd'hui sur les jeunes générations. source ↗
- Il attribue la situation économique aux 35 heures et à la retraite à 60 ans instaurées par la gauche. source ↗
- Il propose de réduire le code du travail à 50 principes fondamentaux, le reste des règles étant fixé par dialogue social au niveau de l'entreprise. source ↗
- Il propose de permettre aux entreprises et aux branches de sortir des 35 heures et de fixer la durée du travail avec les salariés. source ↗
- Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation. source ↗
Allègements de cotisations sociales patronales : réduire, maintenir ou rétablir ?
Les deux camps s'appuient sur des travaux sérieux, et leur désaccord n'est pas statistique. Le Conseil d'analyse économique (2019) puis la mission Bozio-Wasmer (2024) — deux travaux indépendants, commandés sous des majorités différentes — concluent de la même manière : les allègements ont un effet sur l'emploi lorsqu'ils sont concentrés près du SMIC, et cet effet s'atténue à mesure que le dispositif s'étend vers les salaires élevés. Ce résultat ne valide ni le rétablissement général des cotisations, qui supprimerait aussi les allègements les plus efficaces, ni leur extension vers le haut, qui dépenserait là où l'effet est le plus faible. Le désaccord de fond porte sur ce que la collectivité accepte de payer pour un emploi, et sur l'arbitrage entre volume d'emploi peu qualifié et progression des salaires — un choix politique que les études éclairent sans le trancher.
POUR(3)
- ÉtudeL'évaluation fondatrice : 460 000 emplois entre 1994 et 1997
Bruno Crépon et Rozenn Desplatz, dans la revue de l'INSEE Économie et Statistique (2001), estiment que les allègements sur les bas salaires ont créé ou sauvegardé 460 000 emplois entre 1994 et 1997, dont la moitié de postes non qualifiés. Réserve essentielle : ce chiffre a été vivement contesté (Sterdyniak à l'OFCE, Cette et Gubian en 2002), et les auteurs eux-mêmes ont averti qu'il n'est pas transposable à un nouvel allègement.
L'évaluation fondatrice porte précisément sur des allègements ciblant les bas salaires, comme ce dispositif.
INSEE — Économie et Statistique n° 348 ↗ · haute Revue de l'OFCE ↗ · moyenne
- ÉtudeEffet emploi établi lorsque l'allègement est concentré sous 1,6 SMIC
La note du Conseil d'analyse économique de janvier 2019 « Baisse de charges : stop ou encore ? » établit que les allègements de cotisations patronales ont des effets significatifs sur l'emploi lorsqu'ils sont concentrés sous 1,6 SMIC. L'impact de 4 points d'allègement supplémentaires entre 1 et 1,6 SMIC y est estimé entre 80 000 et 200 000 emplois créés ou sauvegardés selon l'élasticité retenue. Limite : estimation ex ante par simulation, fourchette allant du simple au double et demi.
Le dispositif « zéro cotisation » vise le bas de la distribution : c'est le segment où la littérature identifie un effet emploi.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
La mission confiée par Matignon à Antoine Bozio et Étienne Wasmer, remise le 3 octobre 2024, confirme l'efficacité supérieure des allègements en bas de la distribution salariale, déjà établie par le Conseil d'analyse économique en 2019. Deux travaux indépendants, commandés sous des majorités différentes, aboutissent au même résultat sur ce point précis.
Deux travaux indépendants convergent sur l'efficacité des allègements en bas de distribution, ce que cette mesure mobilise.
France Stratégie ↗ · haute
CONTRE(3)
- ChiffrageLa concentration au SMIC a culminé en 2023 avant de refluer
La part de salariés payés au SMIC est passée de 12,0 % en 2021 à 17,3 % en 2023, avant de refluer à 12,4 % au 1er novembre 2024 (2,2 millions de personnes). Elle double à temps partiel (24,5 % contre 9,6 %) et dans les très petites entreprises (19,4 % contre 10,8 %). Le tassement des salaires en bas de l'échelle est réel mais non irréversible : la poussée de 2021-2023 tient d'abord à l'inflation, le SMIC étant indexé quand les autres salaires ne le sont pas.
Un allègement général accentuerait la concentration des rémunérations au voisinage du SMIC.
Dares (ministère du Travail) ↗ · haute
- ChiffrageUn coût budgétaire massif et en forte croissance
Les exonérations de cotisations atteignent 75 milliards d'euros en 2023 et dépassent 80 milliards en 2024. Rapportées au PIB, elles sont passées de 1,1 % en 2004 à 2,8 % en 2022. Pour le seul régime général, elles ont doublé entre 2013 et 2022.
La mesure accroîtrait une dépense déjà supérieure à 80 milliards d'euros, sans chiffrage public du surcoût.
Cour des comptes ↗ · haute
- InstitutionUne efficacité qui décroît à mesure que le dispositif s'étend
La Cour des comptes juge que la politique d'exonérations a perdu en efficacité, du fait notamment de la polarisation du marché du travail, et que son effet est d'autant plus faible qu'elle s'éloigne des bas salaires. Une moindre concentration au niveau du SMIC pourrait être compensée par des créations d'emplois entre 1,2 et 1,6 SMIC si les allègements y étaient renforcés.
La Cour des comptes juge l'efficacité décroissante ; un seuil général d'exonération dilue l'aide au-delà des bas salaires.
Cour des comptes ↗ · haute
- Il propose de plafonner à 70 % le total des prestations et aides sociales versées. source ↗
- Il propose un seuil à partir de la 36e heure hebdomadaire au-delà duquel aucune cotisation salariale ni patronale n'est due, soit 35 % de coût du travail en moins. source ↗
- Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité. source ↗
Allègements de cotisations sociales patronales : réduire, maintenir ou rétablir ?
Les deux camps s'appuient sur des travaux sérieux, et leur désaccord n'est pas statistique. Le Conseil d'analyse économique (2019) puis la mission Bozio-Wasmer (2024) — deux travaux indépendants, commandés sous des majorités différentes — concluent de la même manière : les allègements ont un effet sur l'emploi lorsqu'ils sont concentrés près du SMIC, et cet effet s'atténue à mesure que le dispositif s'étend vers les salaires élevés. Ce résultat ne valide ni le rétablissement général des cotisations, qui supprimerait aussi les allègements les plus efficaces, ni leur extension vers le haut, qui dépenserait là où l'effet est le plus faible. Le désaccord de fond porte sur ce que la collectivité accepte de payer pour un emploi, et sur l'arbitrage entre volume d'emploi peu qualifié et progression des salaires — un choix politique que les études éclairent sans le trancher.
POUR(3)
- ÉtudeL'évaluation fondatrice : 460 000 emplois entre 1994 et 1997
Bruno Crépon et Rozenn Desplatz, dans la revue de l'INSEE Économie et Statistique (2001), estiment que les allègements sur les bas salaires ont créé ou sauvegardé 460 000 emplois entre 1994 et 1997, dont la moitié de postes non qualifiés. Réserve essentielle : ce chiffre a été vivement contesté (Sterdyniak à l'OFCE, Cette et Gubian en 2002), et les auteurs eux-mêmes ont averti qu'il n'est pas transposable à un nouvel allègement.
Un allègement dès la première heure relève de la même logique que la ristourne évaluée en 2001.
INSEE — Économie et Statistique n° 348 ↗ · haute Revue de l'OFCE ↗ · moyenne
- ÉtudeEffet emploi établi lorsque l'allègement est concentré sous 1,6 SMIC
La note du Conseil d'analyse économique de janvier 2019 « Baisse de charges : stop ou encore ? » établit que les allègements de cotisations patronales ont des effets significatifs sur l'emploi lorsqu'ils sont concentrés sous 1,6 SMIC. L'impact de 4 points d'allègement supplémentaires entre 1 et 1,6 SMIC y est estimé entre 80 000 et 200 000 emplois créés ou sauvegardés selon l'élasticité retenue. Limite : estimation ex ante par simulation, fourchette allant du simple au double et demi.
L'allègement dès la première heure porte sur les rémunérations les plus basses, là où l'effet emploi est documenté.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
La mission confiée par Matignon à Antoine Bozio et Étienne Wasmer, remise le 3 octobre 2024, confirme l'efficacité supérieure des allègements en bas de la distribution salariale, déjà établie par le Conseil d'analyse économique en 2019. Deux travaux indépendants, commandés sous des majorités différentes, aboutissent au même résultat sur ce point précis.
Convergence CAE 2019 / Bozio-Wasmer 2024 sur l'efficacité en bas de distribution.
France Stratégie ↗ · haute
CONTRE(3)
- ChiffrageLa concentration au SMIC a culminé en 2023 avant de refluer
La part de salariés payés au SMIC est passée de 12,0 % en 2021 à 17,3 % en 2023, avant de refluer à 12,4 % au 1er novembre 2024 (2,2 millions de personnes). Elle double à temps partiel (24,5 % contre 9,6 %) et dans les très petites entreprises (19,4 % contre 10,8 %). Le tassement des salaires en bas de l'échelle est réel mais non irréversible : la poussée de 2021-2023 tient d'abord à l'inflation, le SMIC étant indexé quand les autres salaires ne le sont pas.
Alléger dès la première heure renforce l'avantage relatif des rémunérations les plus basses.
Dares (ministère du Travail) ↗ · haute
- ChiffrageUn coût budgétaire massif et en forte croissance
Les exonérations de cotisations atteignent 75 milliards d'euros en 2023 et dépassent 80 milliards en 2024. Rapportées au PIB, elles sont passées de 1,1 % en 2004 à 2,8 % en 2022. Pour le seul régime général, elles ont doublé entre 2013 et 2022.
Un allègement dès la première heure élargit l'assiette de la dépense sans borne haute annoncée.
Cour des comptes ↗ · haute
- ÉtudeTrappe à bas salaires et spécialisation dans les emplois peu rémunérés
La mission Bozio-Wasmer constate que trente ans d'empilement de dispositifs ont pu conduire à une sur-spécialisation de l'économie française dans les emplois à bas salaires, au détriment de secteurs à plus forte valeur ajoutée, et que les allègements freinent la progression salariale au voisinage du SMIC. Les auteurs recommandent de réduire l'allègement au niveau du SMIC et d'instaurer un barème dégressif unique jusqu'à 2,5 SMIC.
Bozio-Wasmer recommandent au contraire de réduire l'allègement au niveau du SMIC, pour desserrer la trappe salariale.
France Stratégie ↗ · haute
- Il présente la capitalisation comme un moyen de constituer des fonds d'investissement français face aux rachats par des fonds de pension étrangers. source ↗
- Il propose une capitalisation qualifiée de populaire, ouverte aux revenus modestes, sur le modèle de l'étage existant dans la fonction publique. source ↗
- Il propose d'activer une disposition du code du travail liant par une équation proportionnelle l'âge de la retraite et l'espérance de vie à la retraite. source ↗
- Il annonce une réforme du régime par répartition assumant un âge légal de départ à la retraite. source ↗
- Il propose d'ajouter un étage de capitalisation au système de retraite, présenté comme produisant ses effets dans 15 à 20 ans pour les générations futures. source ↗
- Il chiffre l'écart de temps de travail de la France avec les autres Européens à trois semaines par an et trois années sur une vie. source ↗
Éducation
1 mesure(s)- Attribue le déclin de l'école à l'effacement de l'autorité du professeur et des hiérarchies, qu'il présente comme des choix politiques. source ↗
Immigration
1 mesure(s)- Reproche à ses adversaires d'avoir fait voter des lois étendant le droit au regroupement familial tout en promettant de maîtriser l'immigration. source ↗
Écologie & énergie
6 mesure(s)- Lie le développement de l'intelligence artificielle à une électricité souveraine, bon marché et pilotable. source ↗
- Reproche la fermeture de la centrale de Fessenheim et l'arrêt du projet de réacteur Astrid, qu'il présente comme une avance de trente ans de la recherche française. source ↗
- Il indique vouloir faire baisser de 10 % le prix de l'énergie électrique au nom de la compétitivité. source ↗
- Il annonce la suppression de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), qu'il associe à une hausse de 10 à 15 % du prix de l'énergie. source ↗
- Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément. source ↗
Mix électrique 2050 : nucléaire, renouvelables, ou les deux ?
Le débat public oppose nucléaire et renouvelables ; l'étude de référence ne les oppose pas. RTE conclut sans ambiguïté que le développement soutenu des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios permettant la neutralité carbone en 2050, y compris les trois qui relancent le nucléaire, aucun rythme de construction réaliste ne suffisant à lui seul. Le désaccord porte donc sur le rythme et la part de chacun, non sur une alternative. Sur les coûts, les deux camps peuvent citer RTE sans se tromper : les coûts complets du système sont globalement plus faibles avec du nouveau nucléaire (59 Md€/an pour le scénario N03 contre 80 pour M1, environ 15 % d'écart entre scénarios intermédiaires), mais sur les seuls coûts de production, les grands parcs éoliens et solaires sont les plus performants — l'écart tenant aux coûts de réseau, de flexibilité et de stockage. Enfin, deux questions distinctes sont souvent confondues : faut-il déployer les renouvelables, et faut-il continuer à les soutenir financièrement. Le choix final engage aussi des préférences que ces études n'arbitrent pas : acceptabilité locale, déchets, dépendance industrielle.
POUR(2)
- ChiffrageLes coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
Le coût complet plus faible des scénarios nucléaires étaye la priorité donnée au nucléaire.
RTE ↗ · haute
- ÉtudeLes scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
Le rythme de déploiement inédit qu'exigent les scénarios très renouvelables conforte l'idée d'un socle nucléaire.
RTE ↗ · haute
CONTRE(2)
- InstitutionLe risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
Faire reposer d'abord la souveraineté énergétique sur le nucléaire expose aux dérives de délais et de coûts documentées sur Flamanville et non levées pour l'EPR2.
Cour des comptes ↗ · haute
- ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
RTE juge le développement soutenu des renouvelables nécessaire dans tous les scénarios : les cantonner à un rôle de complément en minimise la place requise.
RTE ↗ · haute
- Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire. source ↗
Mix électrique 2050 : nucléaire, renouvelables, ou les deux ?
Le débat public oppose nucléaire et renouvelables ; l'étude de référence ne les oppose pas. RTE conclut sans ambiguïté que le développement soutenu des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios permettant la neutralité carbone en 2050, y compris les trois qui relancent le nucléaire, aucun rythme de construction réaliste ne suffisant à lui seul. Le désaccord porte donc sur le rythme et la part de chacun, non sur une alternative. Sur les coûts, les deux camps peuvent citer RTE sans se tromper : les coûts complets du système sont globalement plus faibles avec du nouveau nucléaire (59 Md€/an pour le scénario N03 contre 80 pour M1, environ 15 % d'écart entre scénarios intermédiaires), mais sur les seuls coûts de production, les grands parcs éoliens et solaires sont les plus performants — l'écart tenant aux coûts de réseau, de flexibilité et de stockage. Enfin, deux questions distinctes sont souvent confondues : faut-il déployer les renouvelables, et faut-il continuer à les soutenir financièrement. Le choix final engage aussi des préférences que ces études n'arbitrent pas : acceptabilité locale, déchets, dépendance industrielle.
POUR(1)
- ChiffrageLe soutien aux renouvelables a représenté 26,3 milliards d'euros en neuf ans
Les contrats de soutien à l'électricité renouvelable et au biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 milliards d'euros pour l'État entre 2016 et 2024, soit 2,9 milliards par an en moyenne. Entre 2016 et 2020, la charge annuelle s'établissait entre 5 et 7 milliards, principalement du fait d'anciens contrats photovoltaïques conclus à des tarifs élevés, dépassant parfois 300 euros par MWh pour les premières installations.
Le coût cumulé de 26,3 milliards d'euros et les anciens tarifs photovoltaïques supérieurs à 300 euros par MWh étayent la remise en cause du soutien public.
Cour des comptes ↗ · haute
CONTRE(2)
- ChiffrageLe soutien aux renouvelables est devenu une recette pour l'État en 2022-2023
En 2022, la charge nette de soutien aux énergies renouvelables est devenue négative, générant plusieurs milliards d'euros de recettes pour les finances publiques, situation prolongée en 2023 : les prix de marché ayant dépassé les tarifs garantis, les producteurs reversent la différence. Portée : le mécanisme est symétrique et peut redevenir une charge si les prix de marché baissent.
La charge nette de soutien est devenue négative en 2022 et 2023 : sur ces exercices, le dispositif a rapporté aux finances publiques au lieu de coûter.
Cour des comptes ↗ · haute
- ChiffrageSur les coûts de production seuls, les grands parcs sont les plus performants
Sur le seul critère des coûts de production, le scénario M23 de RTE, fondé sur de grands parcs éoliens et solaires, est le plus performant des six scénarios des Futurs énergétiques 2050. Ce résultat ne vaut que sur ce périmètre : il s'inverse lorsque l'on raisonne en coût complet du système, réseaux et flexibilité inclus.
La maturité invoquée se vérifie sur les coûts de production, où les grands parcs sont les plus performants — ce qui plaide pour le déploiement mais ne tranche pas seul la question du dispositif de soutien.
RTE ↗ · haute
Institutions & démocratie
12 mesure(s)- Il propose de réserver le statut de fonctionnaire aux fonctions régaliennes et de recourir au contrat pour les autres agents publics. source ↗
- Résume la Constitution de la Ve République à la combinaison du pouvoir du peuple et du pouvoir de l'État, qu'il veut rétablir. source ↗
- S'engage à « rendre la parole au peuple français », qu'il présente comme la condition de toutes les réformes de son projet. source ↗
- Il annonce viser une rupture et un changement de système plutôt que des réformes. source ↗
- Il énonce le principe d'un État au service des entreprises plutôt que l'inverse. source ↗
- Il propose une révision de la Constitution pour abroger le principe de précaution. source ↗
- Il propose une loi organique interdisant toute surtransposition des textes européens en droit français. source ↗
- Il propose de supprimer par ordonnance, quelques semaines après son arrivée, une centaine de normes, dont des seuils et le ZAN. source ↗
- Il décrit la France comme surfiscalisée et surréglementée et emploie le terme de déréglementation plutôt que de simplification. source ↗
- Il propose de supprimer des agences et opérateurs de l'État et d'obliger ceux conservés à justifier leur raison d'être tous les trois ans. source ↗
- Il propose de diminuer le nombre de fonctionnaires de 250 000 à 300 000. source ↗
- Il désigne l'État bureaucratique comme premier problème des entreprises françaises et évoque un prélèvement de plus de 57 % de la richesse produite chaque année. source ↗
Fiscalité & budget
6 mesure(s)- Il annonce comme deuxième décision un double choc fiscal et réglementaire. source ↗
- Il s'engage sur une stabilité fiscale et réglementaire pendant toute la durée du mandat. source ↗
- Il propose 40 milliards d'euros de baisse de charges et de baisse ou suppression d'impôts de production sur l'ensemble du mandat. source ↗
- Il évalue les aides réelles aux entreprises à 40 milliards d'euros et non 21, et cite le crédit impôt recherche parmi elles. source ↗
- Il chiffre à 110 milliards d'euros l'écart de fiscalité supporté par les entreprises françaises par rapport aux autres pays européens. source ↗
- Il fixe l'objectif de rétablir l'équilibre des finances publiques et de stabiliser la dette en cinq ans, par plus de travail et moins de dépenses publiques. source ↗
Thèmes sans expression à ce jour (8)
SantéSécurité & justiceLogementEurope & internationalDéfenseNumériqueAgricultureCulture
Ne s'est pas exprimé publiquement sur ces thèmes, selon nos relevés.
Prises de parole
Propos et engagements repérés dans les meetings, interviews et programmes officiels, en cours de traitement par notre équipe. Chaque citation est vérifiable à la source en un clic.
Discours de rentrée de Bruno Retailleau au campus des Jeunes Républicains (Nogent-sur-Marne, 12/09/2026) — première partie discours · 2026-09-12 · 8 citation(s)
Travail & retraites (2)
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« Est-ce que vous pensez vraiment qu'un parti peut maîtriser la dette quand il n'est même … »
Défend la réforme des retraites et reproche au Rassemblement national de vouloir abaisser l'âge de départ, à rebours des autres pays européens.
▶ Vérifier à 00:16:39 -
« La retraite à 60 ans, c'est qui ? Les 35 heures, c'est qui ? Bien … »
Présente la retraite à 60 ans et les 35 heures comme des choix politiques qui pèsent aujourd'hui sur les jeunes générations.
▶ Vérifier à 00:04:50
Écologie & énergie (2)
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« Ils ont fermé Fessonim, ils ont stoppé net Astrid, le projet Astrid qui plaçait la … »
Reproche la fermeture de la centrale de Fessenheim et l'arrêt du projet de réacteur Astrid, qu'il présente comme une avance de trente ans de la recherche française.
▶ Vérifier à 00:12:38 -
« Pas d'électricité souveraine, pas d'électricité bon marché, pas d'électricité pilotable, pas d'IA. »
Lie le développement de l'intelligence artificielle à une électricité souveraine, bon marché et pilotable.
▶ Vérifier à 00:13:08
Institutions & démocratie (2)
-
« la Constitution, cet édifice juridique tient en une seule idée, en un seul principe la … »
Résume la Constitution de la Ve République à la combinaison du pouvoir du peuple et du pouvoir de l'État, qu'il veut rétablir.
▶ Vérifier à 00:24:21 -
« Je veux et c'est l'engagement que je prends notamment pour vous les jeunes, mais devant … »
S'engage à « rendre la parole au peuple français », qu'il présente comme la condition de toutes les réformes de son projet.
▶ Vérifier à 00:23:50
Immigration (1)
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« Ils vous promettent là encore de baisser ou de maîtriser un petit peu l'immigration mais … »
Reproche à ses adversaires d'avoir fait voter des lois étendant le droit au regroupement familial tout en promettant de maîtriser l'immigration.
▶ Vérifier à 00:12:19
Éducation (1)
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« Sont pas les boomers qui ont voulu faire du prof, de l'instituteur, un copain, qui … »
Attribue le déclin de l'école à l'effacement de l'autorité du professeur et des hiérarchies, qu'il présente comme des choix politiques.
▶ Vérifier à 00:05:05
2027 — Sept candidats face aux patrons : le grand débat du Medef sur LCI (27/08/2026) vidéo · 2026-08-27 · 34 citation(s)
Travail & retraites (13)
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« c'est de lier par une équation proportionnelle lier l'âge de la retraite et l'espérance de … »
Il propose d'activer une disposition du code du travail liant par une équation proportionnelle l'âge de la retraite et l'espérance de vie à la retraite.
▶ Vérifier à 01:01:27 -
« j'assumerai un âge légal parce que quand on l'assume pas, on crée une machine à … »
Il annonce une réforme du régime par répartition assumant un âge légal de départ à la retraite.
▶ Vérifier à 01:00:43 -
« il y a un étage de capitalisation évidemment mais la capitalisation c'est pas pour aujourd'hui … »
Il propose d'ajouter un étage de capitalisation au système de retraite, présenté comme produisant ses effets dans 15 à 20 ans pour les générations futures.
▶ Vérifier à 01:00:23 -
« Il nous manque 3 semaines par rapport aux Européens dans une année. Il nous demande … »
Il chiffre l'écart de temps de travail de la France avec les autres Européens à trois semaines par an et trois années sur une vie.
▶ Vérifier à 00:59:27 -
« la gauche nous a dit avec les 35 heurs, avec la retraite à 60 ans, … »
Il attribue la situation économique aux 35 heures et à la retraite à 60 ans instaurées par la gauche.
▶ Vérifier à 00:58:39 -
« je crée un seuil à partir de la 36e heure, 100623 heures animalisé. À partir … »
Il propose un seuil à partir de la 36e heure hebdomadaire au-delà duquel aucune cotisation salariale ni patronale n'est due, soit 35 % de coût du travail en moins.
▶ Vérifier à 01:56:40 -
« ça permettra justement en terme de souveraineté d'avoir des fonds d'investissement français parce que on … »
Il présente la capitalisation comme un moyen de constituer des fonds d'investissement français face aux rachats par des fonds de pension étrangers.
▶ Vérifier à 01:55:44 -
« la capitalisation, ce sera une capitalisation populaire qui permettra à des Français avec des revenus … »
Il propose une capitalisation qualifiée de populaire, ouverte aux revenus modestes, sur le modèle de l'étage existant dans la fonction publique.
▶ Vérifier à 01:55:32 -
« j'assume de plafonner à 70 % le total des prestations des aides sociales servies aux … »
Il propose de plafonner à 70 % le total des prestations et aides sociales versées.
▶ Vérifier à 01:57:36 -
« 50 fondamentaux du travail et pour le reste c'est vous dans le cadre d'un dialogue … »
Il propose de réduire le code du travail à 50 principes fondamentaux, le reste des règles étant fixé par dialogue social au niveau de l'entreprise.
▶ Vérifier à 03:03:25 -
« Nous sortirons, vous sortirez si vous le souhaitez des 35 he la durée du travail. … »
Il propose de permettre aux entreprises et aux branches de sortir des 35 heures et de fixer la durée du travail avec les salariés.
▶ Vérifier à 03:03:07 -
« Une fois l'Élysée, je prendrai trois décisions. La première, je mettrai fin au système qui … »
Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
▶ Vérifier à 03:02:43 -
« Ma proposition, elle est très claire. Elle est que dès la première heure, on allège … »
Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
▶ Vérifier à 01:56:09
Institutions & démocratie (10)
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« je pense que ça ne c'est pas les entreprises qui doivent être au service de … »
Il énonce le principe d'un État au service des entreprises plutôt que l'inverse.
▶ Vérifier à 00:06:53 -
« C'est un état voraace qui dévore plus de 57 % de la richesse des Français … »
Il désigne l'État bureaucratique comme premier problème des entreprises françaises et évoque un prélèvement de plus de 57 % de la richesse produite chaque année.
▶ Vérifier à 00:06:17 -
« il faudra évidemment supprimer aussi ces jasants, ces opérateurs et celle qu'on conservera tous les … »
Il propose de supprimer des agences et opérateurs de l'État et d'obliger ceux conservés à justifier leur raison d'être tous les trois ans.
▶ Vérifier à 01:02:28 -
« Il faudra pas donner le statut à tous les agents publics. Le statut, ça sera … »
Il propose de réserver le statut de fonctionnaire aux fonctions régaliennes et de recourir au contrat pour les autres agents publics.
▶ Vérifier à 01:02:17 -
« je proposerai d'interdire dans une loi organique tout sur transposition. Il y en a marre … »
Il propose une loi organique interdisant toute surtransposition des textes européens en droit français.
▶ Vérifier à 01:37:53 -
« j'assure de modifier, de réviser la Constitution pour abroger le principe de précaution qui était … »
Il propose une révision de la Constitution pour abroger le principe de précaution.
▶ Vérifier à 01:38:06 -
« de supprimer une centaine de normes les plus stupides comme les seuils et cetera, comme … »
Il propose de supprimer par ordonnance, quelques semaines après son arrivée, une centaine de normes, dont des seuils et le ZAN.
▶ Vérifier à 01:37:46 -
« Je ne parlerai plus de simplification, on doit assumer la déréglementation. Je propose trois choses. »
Il décrit la France comme surfiscalisée et surréglementée et emploie le terme de déréglementation plutôt que de simplification.
▶ Vérifier à 01:37:14 -
« je pense qu'on peut diminuer autour de 250 à 300000 fonctionnaires. On a moins de … »
Il propose de diminuer le nombre de fonctionnaires de 250 000 à 300 000.
▶ Vérifier à 01:02:09 -
« Il faudra non pas des réformes, il faudra une rupture. Une rupture pour changer de … »
Il annonce viser une rupture et un changement de système plutôt que des réformes.
▶ Vérifier à 00:06:58
Fiscalité & budget (6)
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« C'est comme ça qu'on perviendra en 5 ans à rétablir l'équilibre et à faire en … »
Il fixe l'objectif de rétablir l'équilibre des finances publiques et de stabiliser la dette en cinq ans, par plus de travail et moins de dépenses publiques.
▶ Vérifier à 01:02:41 -
« ce sera pour l'ensemble du mandat avec une stabilité fiscale et réglementaire absolument parfaite »
Il s'engage sur une stabilité fiscale et réglementaire pendant toute la durée du mandat.
▶ Vérifier à 02:50:02 -
« j'arrive à 40 milliards de baisse de charge et de baisse ou de suppression d'impôts … »
Il propose 40 milliards d'euros de baisse de charges et de baisse ou suppression d'impôts de production sur l'ensemble du mandat.
▶ Vérifier à 02:49:53 -
« J'en trouve pas 21 milliards, j'en trouve 40 milliards. Il y a par exemple le … »
Il évalue les aides réelles aux entreprises à 40 milliards d'euros et non 21, et cite le crédit impôt recherche parmi elles.
▶ Vérifier à 02:49:21 -
« la surfiscalisation de l'entreprise française globalement c'est 110 milliards 110 milliards que les entreprises françaises … »
Il chiffre à 110 milliards d'euros l'écart de fiscalité supporté par les entreprises françaises par rapport aux autres pays européens.
▶ Vérifier à 02:49:04 -
« J'ai dit comment je le ferais avec le seuil zéro cotisation. La deuxième, un double … »
Il annonce comme deuxième décision un double choc fiscal et réglementaire.
▶ Vérifier à 03:02:51
Écologie & énergie (4)
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« la souveraineté énergétique, c'est d'abord le nuclaire avec un complément bien sûr énergie renouvelable »
Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément.
▶ Vérifier à 01:35:53 -
« ces énergies renouvelables qui coûtent très cher, qui sont très subventionnées sont parvenus à la … »
Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire.
▶ Vérifier à 01:35:13 -
« Mon projet moi c'est de la faire passer de 10 % de moins l'énergie électrique … »
Il indique vouloir faire baisser de 10 % le prix de l'énergie électrique au nom de la compétitivité.
▶ Vérifier à 01:36:06 -
« supprimerai d'ailleurs la PPO3 parce que sinon ce sera 10 à 15 % de plus … »
Il annonce la suppression de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), qu'il associe à une hausse de 10 à 15 % du prix de l'énergie.
▶ Vérifier à 01:36:01
Pouvoir d'achat (1)
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« Zéro cotisation, c'est pour un salaire médiant. 3500 € nets, quasiment 2 mois de plus … »
Il chiffre l'effet du dispositif zéro cotisation pour un salaire médian à environ deux mois de salaire supplémentaires et à l'égalité entre salaire brut et salaire net.
▶ Vérifier à 01:57:01
Parcours
- Sénateur · Sénat — Vendée13 novembre 2025 — en cours source ↗
- Président des Républicains · Les Républicains18 mai 2025 — en cours source ↗
- Ministre de l'Intérieur (ministre d'État à partir du 23 décembre 2024) · Gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu I21 septembre 2024 — 12 octobre 2025 source ↗
- Sénateur · Sénat — Vendée1 octobre 2020 — 1 octobre 2024 source ↗
- Président du conseil régional des Pays de la Loire · Pays de la Loire4 janvier 2016 — 30 septembre 2017 source ↗
- Président du groupe UMP, devenu Les Républicains · Sénat7 octobre 2014 — 30 septembre 2024 source ↗
- Sénateur · Sénat — Vendée1 octobre 2014 — 30 septembre 2020 source ↗
- Président du conseil général de la Vendée · Vendée31 octobre 2010 — 1 avril 2015 source ↗
- Sénateur · Sénat — Vendée1 octobre 2004 — 30 septembre 2014 source ↗
- Vice-président du conseil régional des Pays de la Loire · Pays de la Loire28 mars 1998 — 2 avril 2004 source ↗
- Député · Assemblée nationale — Vendée, 4e circonscription27 novembre 1994 — 21 avril 1997 source ↗
- Conseiller général de la Vendée · Canton de Mortagne-sur-Sèvre6 octobre 1988 — 1 avril 2015 source ↗
Affaires judiciaires
Déclaration d'intérêts (HATVP)
Données publiques de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (déclaration d'intérêts et d'activités).
Déclaration d'intérêts et d'activités modificative — déposée le 03/02/2026. Fiche HATVP officielle ↗
Patrimoine non reproduit (réutilisation restreinte par la loi) — voir la fiche HATVP officielle.