Le débat public oppose nucléaire et renouvelables ; l'étude de référence ne les oppose pas. RTE conclut sans ambiguïté que le développement soutenu des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios permettant la neutralité carbone en 2050, y compris les trois qui relancent le nucléaire, aucun rythme de construction réaliste ne suffisant à lui seul. Le désaccord porte donc sur le rythme et la part de chacun, non sur une alternative. Sur les coûts, les deux camps peuvent citer RTE sans se tromper : les coûts complets du système sont globalement plus faibles avec du nouveau nucléaire (59 Md€/an pour le scénario N03 contre 80 pour M1, environ 15 % d'écart entre scénarios intermédiaires), mais sur les seuls coûts de production, les grands parcs éoliens et solaires sont les plus performants — l'écart tenant aux coûts de réseau, de flexibilité et de stockage. Enfin, deux questions distinctes sont souvent confondues : faut-il déployer les renouvelables, et faut-il continuer à les soutenir financièrement. Le choix final engage aussi des préférences que ces études n'arbitrent pas : acceptabilité locale, déchets, dépendance industrielle.
Réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 10 ans, en investissant simultanément dans le nucléaire et les renouvelables.
POUR(2)
ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
Investir simultanément dans les deux filières correspond à la structure de tous les scénarios de RTE.
ChiffrageLes coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
Associer du nouveau nucléaire place la trajectoire dans la zone des coûts complets les plus faibles.
ÉtudeLes scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
L'objectif de dix ans se heurte au rythme de déploiement requis et au redimensionnement des réseaux.
InstitutionLe risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
La composante nucléaire est exposée aux dérives de délais documentées, peu compatibles avec un horizon de dix ans.
Distingue deux conceptions de l'ecologie: celle qui en fait une fin en soi et celle qui, selon lui, l'utilise comme moyen vers une societe decroissante.
Énergie : plans de long terme votés directement par les citoyens (exemples Italie 1987, Suisse 2016) plutôt que soumis à l'horizon électoral de cinq ans.
Fait de la sortie de la dépendance aux énergies fossiles importées la première mission de son mandat.
Un leasing social permettant par exemple à 100 000 auxiliaires de vie d'accéder à une voiture électrique pour 100 € par mois.
Annonce d'investir massivement dans la transition ecologique, presentee comme moyen de reduire le cout des crises energetiques et climatiques a venir.
Chiffre a 8 milliards d'euros le montant a consacrer pour reduire la dependance des classes populaires et moyennes aux carburants importes.
Demande des investissements dans l'electrification et un leasing social nettement plus developpe que le dispositif existant.
Critique 70 milliards d'euros de subventions aux energies fossiles decides lors du choc gazier de 2021-2022.
Cite l'abandon du projet de gigafactory de panneaux photovoltaiques, qui devait produire 10 millions de panneaux par an, en contraste avec l'ouverture d'un parc d'attraction.
POUR(2)
ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
Une filière industrielle photovoltaïque est cohérente avec le développement des renouvelables que RTE juge nécessaire dans tous les scénarios.
ChiffrageSur les coûts de production seuls, les grands parcs sont les plus performants
Sur le seul critère des coûts de production, le scénario M23 de RTE, fondé sur de grands parcs éoliens et solaires, est le plus performant des six scénarios des Futurs énergétiques 2050. Ce résultat ne vaut que sur ce périmètre : il s'inverse lorsque l'on raisonne en coût complet du système, réseaux et flexibilité inclus.
La performance des grands parcs solaires sur les coûts de production conforte l'intérêt d'une filière domestique.
ChiffrageLe soutien aux renouvelables a représenté 26,3 milliards d'euros en neuf ans
Les contrats de soutien à l'électricité renouvelable et au biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 milliards d'euros pour l'État entre 2016 et 2024, soit 2,9 milliards par an en moyenne. Entre 2016 et 2020, la charge annuelle s'établissait entre 5 et 7 milliards, principalement du fait d'anciens contrats photovoltaïques conclus à des tarifs élevés, dépassant parfois 300 euros par MWh pour les premières installations.
L'expérience des premiers contrats photovoltaïques, à plus de 300 euros par MWh, invite à la prudence sur le soutien public à la filière.
Propose, dans un second temps, de revenir à un prix de l'électricité fondé sur le coût de production français.
Remplacer MaPrimeRénov' par un dispositif « 100 % rénov à taux zéro » couvrant les travaux de rénovation, d'électricité, de chauffage et l'installation de la climatisation.
Annonce un effort particulier sur les 150 000 hectares de friches déjà artificialisées pour les implantations industrielles.
Propose de produire l'électricité autrement pour agir sur les charges des entreprises, et conteste la disponibilité des équipements nucléaires envisagés, évoquant une échéance en 2040.
POUR(1)
InstitutionLe risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
La contestation de la disponibilité des équipements nucléaires rejoint le constat de la Cour sur les dérives de délais de Flamanville et les incertitudes de l'EPR2.
ChiffrageLes coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
Les scénarios comportant du nouveau nucléaire restent ceux dont le coût complet est le plus faible selon RTE.
Orienter la réindustrialisation par la planification écologique et la construction d'un réseau d'économie circulaire, incluant l'exploitation des mines urbaines.
Renforcer la surveillance satellitaire permanente du climat, en s'appuyant sur le CNES, le CNRS et l'agence spatiale plutôt que sur des start-up.
Réponse au chaos écologique : planification écologique et régionalisation écologique.
Produire des centaines de machines destinées à capter l'énergie de la mer, en s'appuyant sur la position de deuxième territoire maritime mondial.
Mettre en place un retour de l'État accompagné d'une planification écologique, destinée à donner de la visibilité et à fonder une économie circulaire.
Mettre en oeuvre une planification ecologique, non contraignante mais conditionnant les aides publiques.
Constituer une garde ecologique issue de la reserve et de la jeune generation, mobilisable lors des catastrophes et affectee a la prevention le reste du temps.
Rouvrir des points de passage maritimes pour que deux ou trois grands ports francais captent le trafic passant desormais par le nord.
Veut developper l'economie circulaire pour recuperer les materiaux aujourd'hui enfouis ou incineres.
Affirme que les 3 milliards d'euros de degats des incendies auraient permis d'acquerir 30 Canadairs. Chiffrage a verifier.
L'environnement posé comme condition transversale des trois chantiers (démocratie, réindustrialisation dans les limites planétaires, santé et pollutions).
Décentraliser la compétence d'adaptation au changement climatique vers les collectivités territoriales.
Exiger au niveau européen des partenaires commerciaux hors UE les mêmes normes environnementales que celles imposées aux producteurs européens (clauses miroirs).
Grand plan de fret ferroviaire pour retirer des millions de camions des routes.
« Écologie à impact » : mix décarboné nucléaire + renouvelables, adaptation des villes aux îlots de chaleur, rénovation des logements, hôpitaux et écoles.
POUR(2)
ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
Un mix associant nucléaire et renouvelables correspond aux scénarios N de RTE.
ChiffrageLes coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
Les scénarios comportant du nouveau nucléaire présentent les coûts complets les plus faibles.
InstitutionLe risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
La composante nucléaire du mix reste exposée à des risques de coûts et de délais que la Cour juge non levés.
ÉtudeLes scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
La composante renouvelable suppose une accélération du rythme de déploiement sans précédent.
Présente des investissements massifs en infrastructures, liés à l'adaptation de l'environnement du pays, comme une condition de la compétitivité.
Annonce une grande politique d'infrastructure comme troisième axe de son programme économique, liée à l'adaptation aux nécessités de l'époque et à la transformation climatique.
Lie le développement de l'intelligence artificielle à une électricité souveraine, bon marché et pilotable.
Reproche la fermeture de la centrale de Fessenheim et l'arrêt du projet de réacteur Astrid, qu'il présente comme une avance de trente ans de la recherche française.
Il indique vouloir faire baisser de 10 % le prix de l'énergie électrique au nom de la compétitivité.
Il annonce la suppression de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), qu'il associe à une hausse de 10 à 15 % du prix de l'énergie.
Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément.
POUR(2)
ChiffrageLes coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
Le coût complet plus faible des scénarios nucléaires étaye la priorité donnée au nucléaire.
ÉtudeLes scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
Le rythme de déploiement inédit qu'exigent les scénarios très renouvelables conforte l'idée d'un socle nucléaire.
InstitutionLe risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
Faire reposer d'abord la souveraineté énergétique sur le nucléaire expose aux dérives de délais et de coûts documentées sur Flamanville et non levées pour l'EPR2.
ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
RTE juge le développement soutenu des renouvelables nécessaire dans tous les scénarios : les cantonner à un rôle de complément en minimise la place requise.
Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire.
POUR(1)
ChiffrageLe soutien aux renouvelables a représenté 26,3 milliards d'euros en neuf ans
Les contrats de soutien à l'électricité renouvelable et au biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 milliards d'euros pour l'État entre 2016 et 2024, soit 2,9 milliards par an en moyenne. Entre 2016 et 2020, la charge annuelle s'établissait entre 5 et 7 milliards, principalement du fait d'anciens contrats photovoltaïques conclus à des tarifs élevés, dépassant parfois 300 euros par MWh pour les premières installations.
Le coût cumulé de 26,3 milliards d'euros et les anciens tarifs photovoltaïques supérieurs à 300 euros par MWh étayent la remise en cause du soutien public.
ChiffrageLe soutien aux renouvelables est devenu une recette pour l'État en 2022-2023
En 2022, la charge nette de soutien aux énergies renouvelables est devenue négative, générant plusieurs milliards d'euros de recettes pour les finances publiques, situation prolongée en 2023 : les prix de marché ayant dépassé les tarifs garantis, les producteurs reversent la différence. Portée : le mécanisme est symétrique et peut redevenir une charge si les prix de marché baissent.
La charge nette de soutien est devenue négative en 2022 et 2023 : sur ces exercices, le dispositif a rapporté aux finances publiques au lieu de coûter.
ChiffrageSur les coûts de production seuls, les grands parcs sont les plus performants
Sur le seul critère des coûts de production, le scénario M23 de RTE, fondé sur de grands parcs éoliens et solaires, est le plus performant des six scénarios des Futurs énergétiques 2050. Ce résultat ne vaut que sur ce périmètre : il s'inverse lorsque l'on raisonne en coût complet du système, réseaux et flexibilité inclus.
La maturité invoquée se vérifie sur les coûts de production, où les grands parcs sont les plus performants — ce qui plaide pour le déploiement mais ne tranche pas seul la question du dispositif de soutien.
Planifier la sortie des énergies fossiles sur quinze ans et faire de la France la première nation européenne investissant dans la transition écologique.source ↗
Propose la création d'ateliers de réparation, à raison d'un par quartier et d'un par canton.
Propose de faire passer davantage de marchandises par le rail.
Report du fret sur le rail présenté comme axe travail/écologie (« mettre les marchandises sur les rails »).
Ateliers de réparation (électronique, mécanique, informatique) par quartier ou par canton, contre le tout-jetable.
Écologie populaire par le travail : isoler les 5 millions de passoires thermiques, présenté comme gisement d'emplois.
Propose une location sociale de véhicules électriques, avec un objectif de 3 millions en fin de quinquennat, ciblant les ménages modestes et les zones rurales.
Exprime un désaccord avec l'usage de la taxe carbone et du signal-prix sur les déplacements, jugé sans effet et pesant sur les ménages dépendants de la voiture.
Défend une planification écologique démocratique, associant associations et syndicats, par opposition à une planification technocratique.
Propose un guichet unique pour accompagner les PME et les ETI dans la transition.
Cap de campagne : l'écologie, formulée comme « politique féministe du vivant » (« front des mères » : celles et ceux qui prennent soin des enfants, des aînés, du vivant) ; refus des injonctions au « réarmement démographique ».
Propose de créer un prêt long terme à taux zéro pour financer les investissements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Propose de compenser pour les entreprises le coût de l'électrification des poids lourds.
Impute à la suppression du leasing social et à la réduction de MaPrimeRénov une dépendance accrue des ménages aux prix de l'énergie.
Distingue la simplification administrative, qu'elle présente comme un moyen, de la dérégulation environnementale, qu'elle présente comme un autre sujet.
Propose d'adopter un prix de l'électricité compétitif et stable, présenté comme un levier sur le coût de l'énergie pour les entreprises.
Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité.
POUR(3)
ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
Un moratoire contredirait la conclusion de RTE sur la nécessité d'un développement soutenu des renouvelables dans tous les scénarios.
ChiffrageLe soutien aux renouvelables est devenu une recette pour l'État en 2022-2023
En 2022, la charge nette de soutien aux énergies renouvelables est devenue négative, générant plusieurs milliards d'euros de recettes pour les finances publiques, situation prolongée en 2023 : les prix de marché ayant dépassé les tarifs garantis, les producteurs reversent la différence. Portée : le mécanisme est symétrique et peut redevenir une charge si les prix de marché baissent.
L'argument du coût est affaibli par le retournement de la charge nette en 2022 et 2023.
ChiffrageSur les coûts de production seuls, les grands parcs sont les plus performants
Sur le seul critère des coûts de production, le scénario M23 de RTE, fondé sur de grands parcs éoliens et solaires, est le plus performant des six scénarios des Futurs énergétiques 2050. Ce résultat ne vaut que sur ce périmètre : il s'inverse lorsque l'on raisonne en coût complet du système, réseaux et flexibilité inclus.
Sur les coûts de production, les grands parcs éoliens et solaires sont le scénario le plus performant des six.
ChiffrageLe soutien aux renouvelables a représenté 26,3 milliards d'euros en neuf ans
Les contrats de soutien à l'électricité renouvelable et au biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 milliards d'euros pour l'État entre 2016 et 2024, soit 2,9 milliards par an en moyenne. Entre 2016 et 2020, la charge annuelle s'établissait entre 5 et 7 milliards, principalement du fait d'anciens contrats photovoltaïques conclus à des tarifs élevés, dépassant parfois 300 euros par MWh pour les premières installations.
Le coût cumulé du soutien depuis 2016 reste élevé, et les anciens contrats photovoltaïques pèsent encore.
ÉtudeLes scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
Poursuivre le déploiement suppose un rythme sans précédent en France et un redimensionnement rapide des réseaux.
Propose d'instaurer des quotas de matériaux bas carbone dans la commande publique et d'aider les usines implantées en Europe pour leurs ventes en Europe.
Avance que l'inaction climatique coûte cinq fois plus cher que l'action et que les économies budgétaires sur l'écologie sont une mauvaise décision économique.
Pose comme condition qu'une mesure écologique tienne compte des écarts de revenus, de responsabilités et d'alternatives entre les personnes, au nom de la justice sociale et fiscale.
Constate la division par quatre en deux ans du fonds vert destiné aux collectivités pour l'isolation du bâti scolaire et la prévention des risques.
Chiffre le coût économique du dérèglement climatique en comparant une journée de canicule à une demi-journée de grève.
Présente l'écologie comme la condition de la liberté, en affirmant que la liberté consiste à prendre en compte les dépendances à l'écosystème plutôt qu'à les nier.
Admet la possibilite d'un dialogue sur le rythme du nucleaire et la place des renouvelables, tout en estimant que l'Etat doit trancher avec une vision claire.
POUR(2)
ÉtudeLe développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
Poser la question du rythme et de la place de chacun correspond exactement à ce que les scénarios de RTE laissent ouvert.
ChiffrageLes coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
L'existence d'un écart de coût complet entre scénarios justifie qu'une décision publique tranche.
ÉtudeLes scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
L'urgence de mise en œuvre soulignée par RTE limite le temps disponible pour un arbitrage différé.
InstitutionLe risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
Les incertitudes persistantes sur les coûts et délais de l'EPR2 réduisent la visibilité dont dispose l'État pour trancher.
Considere que les versions precedentes de la taxe carbone etaient mal calibrees et ne beneficiaient pas a ceux qu'elles auraient du aider, sans que cela justifie selon lui d'y renoncer.
Prevoit que l'integralite du produit de la taxe carbone soit reversee aux menages les plus defavorises pour financer pompes a chaleur et acces au vehicule electrique.
Propose de doter les maires d'un budget de transition ecologique leur donnant la main sur l'adaptation des ecoles et des batiments, en tenant compte des specificites du littoral ou de la montagne.
Propose la reconversion des friches industrielles afin de permettre de nouveaux investissements.
Propose un pacte territorial avec les entreprises offrant de la visibilite aux investisseurs, incluant des contrats de longue duree sur le prix de l'energie, la garantie d'approvisionnement et la desserte.
Propose une taxe carbone servant de signal prix, avec une bande de fluctuation du prix du carburant comprise entre 1,75 et 2,50.
Propose d'inscrire dans la Constitution l'objectif de neutralite carbone a l'horizon 2050.
Se dit partisan d'une transformation de l'economie et des comportements, plutot que de la seule transition technologique ou de la conversion des mentalites, avec un retour de l'Etat et de l'autorite.
Juge que le pari d'Emmanuel Macron sur la transition technologique n'a pas produit les resultats attendus et decrit une regression ecologique depuis plusieurs annees.
Réserver en priorité les 9 GW de surplus nucléaire aux infrastructures françaises d'intelligence artificielle, à tarifs préférentiels garantis par contrat de long terme.source ↗
Relancer la construction nucléaire : 6 EPR d'ici 2035 et 14 d'ici 2045.source ↗