-
Réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 10 ans, en investissant simultanément dans le nucléaire et les renouvelables. source ↗
POUR(2)
Investir simultanément dans les deux filières correspond à la structure de tous les scénarios de RTE.
Associer du nouveau nucléaire place la trajectoire dans la zone des coûts complets les plus faibles.
CONTRE(2)
L'objectif de dix ans se heurte au rythme de déploiement requis et au redimensionnement des réseaux.
La composante nucléaire est exposée aux dérives de délais documentées, peu compatibles avec un horizon de dix ans.
Mix électrique 2050 : nucléaire, renouvelables, ou les deux ?
Pourquoi ce désaccord
Le débat public oppose nucléaire et renouvelables ; l'étude de référence ne les oppose pas. RTE conclut sans ambiguïté que le développement soutenu des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios permettant la neutralité carbone en 2050, y compris les trois qui relancent le nucléaire, aucun rythme de construction réaliste ne suffisant à lui seul. Le désaccord porte donc sur le rythme et la part de chacun, non sur une alternative. Sur les coûts, les deux camps peuvent citer RTE sans se tromper : les coûts complets du système sont globalement plus faibles avec du nouveau nucléaire (59 Md€/an pour le scénario N03 contre 80 pour M1, environ 15 % d'écart entre scénarios intermédiaires), mais sur les seuls coûts de production, les grands parcs éoliens et solaires sont les plus performants — l'écart tenant aux coûts de réseau, de flexibilité et de stockage. Enfin, deux questions distinctes sont souvent confondues : faut-il déployer les renouvelables, et faut-il continuer à les soutenir financièrement. Le choix final engage aussi des préférences que ces études n'arbitrent pas : acceptabilité locale, déchets, dépendance industrielle.
Qui propose quoi
Par ordre alphabétique. La position d'un candidat, c'est l'intitulé de sa mesure — pas une étiquette que nous lui donnerions.
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Cite l'abandon du projet de gigafactory de panneaux photovoltaiques, qui devait produire 10 millions de panneaux par an, en contraste avec l'ouverture d'un parc d'attraction. source ↗
POUR(2)
Une filière industrielle photovoltaïque est cohérente avec le développement des renouvelables que RTE juge nécessaire dans tous les scénarios.
La performance des grands parcs solaires sur les coûts de production conforte l'intérêt d'une filière domestique.
CONTRE(1)
L'expérience des premiers contrats photovoltaïques, à plus de 300 euros par MWh, invite à la prudence sur le soutien public à la filière.
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Propose de produire l'électricité autrement pour agir sur les charges des entreprises, et conteste la disponibilité des équipements nucléaires envisagés, évoquant une échéance en 2040. source ↗
POUR(1)
La contestation de la disponibilité des équipements nucléaires rejoint le constat de la Cour sur les dérives de délais de Flamanville et les incertitudes de l'EPR2.
CONTRE(1)
Les scénarios comportant du nouveau nucléaire restent ceux dont le coût complet est le plus faible selon RTE.
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« Écologie à impact » : mix décarboné nucléaire + renouvelables, adaptation des villes aux îlots de chaleur, rénovation des logements, hôpitaux et écoles. source ↗
POUR(2)
Un mix associant nucléaire et renouvelables correspond aux scénarios N de RTE.
Les scénarios comportant du nouveau nucléaire présentent les coûts complets les plus faibles.
CONTRE(2)
La composante nucléaire du mix reste exposée à des risques de coûts et de délais que la Cour juge non levés.
La composante renouvelable suppose une accélération du rythme de déploiement sans précédent.
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Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément. source ↗
POUR(2)
Le coût complet plus faible des scénarios nucléaires étaye la priorité donnée au nucléaire.
Le rythme de déploiement inédit qu'exigent les scénarios très renouvelables conforte l'idée d'un socle nucléaire.
CONTRE(2)
Faire reposer d'abord la souveraineté énergétique sur le nucléaire expose aux dérives de délais et de coûts documentées sur Flamanville et non levées pour l'EPR2.
RTE juge le développement soutenu des renouvelables nécessaire dans tous les scénarios : les cantonner à un rôle de complément en minimise la place requise.
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Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire. source ↗
POUR(1)
Le coût cumulé de 26,3 milliards d'euros et les anciens tarifs photovoltaïques supérieurs à 300 euros par MWh étayent la remise en cause du soutien public.
CONTRE(2)
La charge nette de soutien est devenue négative en 2022 et 2023 : sur ces exercices, le dispositif a rapporté aux finances publiques au lieu de coûter.
La maturité invoquée se vérifie sur les coûts de production, où les grands parcs sont les plus performants — ce qui plaide pour le déploiement mais ne tranche pas seul la question du dispositif de soutien.
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Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité. source ↗
POUR(3)
Un moratoire contredirait la conclusion de RTE sur la nécessité d'un développement soutenu des renouvelables dans tous les scénarios.
L'argument du coût est affaibli par le retournement de la charge nette en 2022 et 2023.
Sur les coûts de production, les grands parcs éoliens et solaires sont le scénario le plus performant des six.
CONTRE(2)
Le coût cumulé du soutien depuis 2016 reste élevé, et les anciens contrats photovoltaïques pèsent encore.
Poursuivre le déploiement suppose un rythme sans précédent en France et un redimensionnement rapide des réseaux.
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Admet la possibilite d'un dialogue sur le rythme du nucleaire et la place des renouvelables, tout en estimant que l'Etat doit trancher avec une vision claire. source ↗
POUR(2)
Poser la question du rythme et de la place de chacun correspond exactement à ce que les scénarios de RTE laissent ouvert.
L'existence d'un écart de coût complet entre scénarios justifie qu'une décision publique tranche.
CONTRE(2)
L'urgence de mise en œuvre soulignée par RTE limite le temps disponible pour un arbitrage différé.
Les incertitudes persistantes sur les coûts et délais de l'EPR2 réduisent la visibilité dont dispose l'État pour trancher.
Autres candidats ayant des mesures publiées sur ce thème — aucune n'a encore de fait rattaché à cette question : Clara Egger, Jérôme Guedj, Marine Le Pen, Emmanuel Maurel, Antoine Mikolajczak, Ségolène Royal, François Ruffin.
Les faits versés au débat
Chaque fait n'apparaît qu'une fois, avec la liste des mesures qu'il appuie ou contredit. Un même fait peut jouer dans les deux sens : son sens dépend de la proposition examinée, pas du fait lui-même.
- Étude Le développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios ⟲ invoqué dans les deux sens
RTE conclut sans ambiguïté au caractère essentiel d'un développement soutenu des énergies renouvelables pour que la France respecte ses engagements climatiques, et ce dans les six scénarios de neutralité carbone en 2050 — y compris les trois qui relancent le nucléaire. La raison est industrielle : aucun rythme de construction nucléaire réaliste ne permet à lui seul de couvrir la hausse de consommation liée à la décarbonation.
RTE ↗ · haute
- à l'appui · Gabriel Attal — Réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 10 ans, en investissant simultanément dans le nucléaire et les renouvelables.
- à l'appui · Raphaël Glucksmann — Cite l'abandon du projet de gigafactory de panneaux photovoltaiques, qui devait produire 10 millions de panneaux par an, en contraste avec l'ouverture d'un parc d'attraction.
- à l'appui · Édouard Philippe — « Écologie à impact » : mix décarboné nucléaire + renouvelables, adaptation des villes aux îlots de chaleur, rénovation des logements, hôpitaux et écoles.
- en objection · Bruno Retailleau — Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément.
- à l'appui · Marine Tondelier — Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité.
- à l'appui · Dominique de Villepin — Admet la possibilite d'un dialogue sur le rythme du nucleaire et la place des renouvelables, tout en estimant que l'Etat doit trancher avec une vision claire.
- Avis d'institution Le risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd ⟲ invoqué dans les deux sens
La Cour des comptes chiffre le coût à terminaison de Flamanville 3 à 23,7 milliards d'euros en valeur 2023. La durée de construction est passée de 54 à 187 mois : les coûts ont été multipliés par 3,3 et les délais par au moins 3,5. Pour le programme EPR2, la Cour relève que la rentabilité prévisionnelle demeure inconnue et que le financement n'est pas sécurisé.
Cour des comptes ↗ · haute
- en objection · Gabriel Attal — Réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 10 ans, en investissant simultanément dans le nucléaire et les renouvelables.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Propose de produire l'électricité autrement pour agir sur les charges des entreprises, et conteste la disponibilité des équipements nucléaires envisagés, évoquant une échéance en 2040.
- en objection · Édouard Philippe — « Écologie à impact » : mix décarboné nucléaire + renouvelables, adaptation des villes aux îlots de chaleur, rénovation des logements, hôpitaux et écoles.
- en objection · Bruno Retailleau — Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément.
- en objection · Dominique de Villepin — Admet la possibilite d'un dialogue sur le rythme du nucleaire et la place des renouvelables, tout en estimant que l'Etat doit trancher avec une vision claire.
- Chiffrage Les coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire ⟲ invoqué dans les deux sens
Le coût complet annuel du système électrique en 2050 s'échelonne de 59 milliards d'euros pour le scénario N03 (50 % de nucléaire) à 80 milliards pour M1 (100 % renouvelable en 2060). L'écart entre deux scénarios intermédiaires est d'environ 10 milliards par an, soit de l'ordre de 15 %. RTE relève que les coûts complets sont globalement plus faibles avec de nouveaux réacteurs, dans des proportions mesurées et dans certaines configurations.
RTE ↗ · haute
- à l'appui · Gabriel Attal — Réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 10 ans, en investissant simultanément dans le nucléaire et les renouvelables.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Propose de produire l'électricité autrement pour agir sur les charges des entreprises, et conteste la disponibilité des équipements nucléaires envisagés, évoquant une échéance en 2040.
- à l'appui · Édouard Philippe — « Écologie à impact » : mix décarboné nucléaire + renouvelables, adaptation des villes aux îlots de chaleur, rénovation des logements, hôpitaux et écoles.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément.
- à l'appui · Dominique de Villepin — Admet la possibilite d'un dialogue sur le rythme du nucleaire et la place des renouvelables, tout en estimant que l'Etat doit trancher avec une vision claire.
- Étude Les scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent ⟲ invoqué dans les deux sens
Les scénarios à dominante renouvelable supposent une augmentation très significative du rythme de développement du parc, sans précédent en France. RTE souligne par ailleurs que dans tous les scénarios, les réseaux électriques doivent être redimensionnés rapidement et que la mise en œuvre des actions nécessaires doit être immédiate pour tenir les engagements climatiques.
RTE ↗ · haute
- en objection · Gabriel Attal — Réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 10 ans, en investissant simultanément dans le nucléaire et les renouvelables.
- en objection · Édouard Philippe — « Écologie à impact » : mix décarboné nucléaire + renouvelables, adaptation des villes aux îlots de chaleur, rénovation des logements, hôpitaux et écoles.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il présente la souveraineté énergétique comme reposant d'abord sur le nucléaire, avec les renouvelables en complément.
- en objection · Marine Tondelier — Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité.
- en objection · Dominique de Villepin — Admet la possibilite d'un dialogue sur le rythme du nucleaire et la place des renouvelables, tout en estimant que l'Etat doit trancher avec une vision claire.
- Chiffrage Le soutien aux renouvelables a représenté 26,3 milliards d'euros en neuf ans ⟲ invoqué dans les deux sens
Les contrats de soutien à l'électricité renouvelable et au biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 milliards d'euros pour l'État entre 2016 et 2024, soit 2,9 milliards par an en moyenne. Entre 2016 et 2020, la charge annuelle s'établissait entre 5 et 7 milliards, principalement du fait d'anciens contrats photovoltaïques conclus à des tarifs élevés, dépassant parfois 300 euros par MWh pour les premières installations.
Cour des comptes ↗ · haute
- en objection · Raphaël Glucksmann — Cite l'abandon du projet de gigafactory de panneaux photovoltaiques, qui devait produire 10 millions de panneaux par an, en contraste avec l'ouverture d'un parc d'attraction.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire.
- en objection · Marine Tondelier — Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité.
- Chiffrage Sur les coûts de production seuls, les grands parcs sont les plus performants ⟲ invoqué dans les deux sens
Sur le seul critère des coûts de production, le scénario M23 de RTE, fondé sur de grands parcs éoliens et solaires, est le plus performant des six scénarios des Futurs énergétiques 2050. Ce résultat ne vaut que sur ce périmètre : il s'inverse lorsque l'on raisonne en coût complet du système, réseaux et flexibilité inclus.
RTE ↗ · haute
- à l'appui · Raphaël Glucksmann — Cite l'abandon du projet de gigafactory de panneaux photovoltaiques, qui devait produire 10 millions de panneaux par an, en contraste avec l'ouverture d'un parc d'attraction.
- en objection · Bruno Retailleau — Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire.
- à l'appui · Marine Tondelier — Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité.
- Chiffrage Le soutien aux renouvelables est devenu une recette pour l'État en 2022-2023 ⟲ invoqué dans les deux sens
En 2022, la charge nette de soutien aux énergies renouvelables est devenue négative, générant plusieurs milliards d'euros de recettes pour les finances publiques, situation prolongée en 2023 : les prix de marché ayant dépassé les tarifs garantis, les producteurs reversent la différence. Portée : le mécanisme est symétrique et peut redevenir une charge si les prix de marché baissent.
Cour des comptes ↗ · haute
- en objection · Bruno Retailleau — Il propose d'arrêter de subventionner les énergies renouvelables, qu'il décrit comme parvenues à maturité, et indique ne pas avoir proposé de moratoire.
- à l'appui · Marine Tondelier — Critique la proposition d'un moratoire sur les énergies renouvelables et cite le déploiement solaire chinois comme facteur de compétitivité.
Les études citées
- fiabilité haute Futurs énergétiques 2050 — principaux résultats
RTE (Réseau de transport d'électricité) · RTE · 2021-10-25
Étaye 4 faits : Le développement des renouvelables est nécessaire dans les six scénarios · Les coûts complets du système sont plus faibles avec du nouveau nucléaire · Les scénarios très renouvelables supposent une accélération sans précédent · Sur les coûts de production seuls, les grands parcs sont les plus performants
- fiabilité haute Le soutien aux énergies renouvelables à travers les charges de service public de l'énergie
Cour des comptes · Cour des comptes · 2026-03-01
Étaye 2 faits : Le soutien aux renouvelables a représenté 26,3 milliards d'euros en neuf ans · Le soutien aux renouvelables est devenu une recette pour l'État en 2022-2023
- fiabilité haute La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants
Cour des comptes · Cour des comptes · 2025-01-14
Étaye 1 fait : Le risque industriel du nouveau nucléaire est documenté et lourd
Ces pages ne tranchent pas : les études disent ce qu'une mesure produit, jamais si elle est souhaitable. Notre méthode · Signaler une erreur