-
Corollaire assumé du droit au brut : transférer le financement des dépenses sociales hors des cotisations pesant sur les actifs (modalités non précisées). source ↗
POUR(1)
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
Le rapport Bozio-Wasmer admet le principe d'un financement partiellement déconnecté des bas salaires.
CONTRE(2)
Le transfert hors cotisations reporte la charge sur le budget de l'État, déjà mobilisé pour compenser plus de 80 milliards d'exonérations.
Le CICE constitue un précédent de transfert de financement dont l'évaluation ex post conclut à un effet emploi modeste au regard de la dépense.
-
« Droit au brut » : baisser les cotisations salariales pour rapprocher le salaire net du brut. source ↗
POUR(1)
À rapprocher avec prudence : la littérature citée porte sur les cotisations patronales, alors que le « droit au brut » vise les cotisations salariales. L'effet emploi documenté ne s'y transpose pas directement.
CONTRE(2)
Le transfert du financement hors cotisations suppose une ressource de substitution, dans un ensemble de dépenses déjà supérieur à 80 milliards.
La perte d'efficacité constatée par la Cour des comptes concerne les dispositifs les plus larges, catégorie dont relève une baisse générale.
Allègements de cotisations sociales patronales : réduire, maintenir ou rétablir ?
Pourquoi ce désaccord
Les deux camps s'appuient sur des travaux sérieux, et leur désaccord n'est pas statistique. Le Conseil d'analyse économique (2019) puis la mission Bozio-Wasmer (2024) — deux travaux indépendants, commandés sous des majorités différentes — concluent de la même manière : les allègements ont un effet sur l'emploi lorsqu'ils sont concentrés près du SMIC, et cet effet s'atténue à mesure que le dispositif s'étend vers les salaires élevés. Ce résultat ne valide ni le rétablissement général des cotisations, qui supprimerait aussi les allègements les plus efficaces, ni leur extension vers le haut, qui dépenserait là où l'effet est le plus faible. Le désaccord de fond porte sur ce que la collectivité accepte de payer pour un emploi, et sur l'arbitrage entre volume d'emploi peu qualifié et progression des salaires — un choix politique que les études éclairent sans le trancher.
Qui propose quoi
Par ordre alphabétique. La position d'un candidat, c'est l'intitulé de sa mesure — pas une étiquette que nous lui donnerions.
-
Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros. source ↗
POUR(5)
Le maintien des exonérations préserve un dispositif dont l'évaluation historique conclut à un effet emploi substantiel.
Le maintien des exonérations préserve les allègements de bas salaires, ceux dont l'effet emploi est le mieux établi.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
Les deux rapports convergent : supprimer ces allègements ferait perdre l'effet documenté en bas de distribution.
Une remise en cause mal calibrée produirait des destructions d'emplois à court terme, selon le co-auteur du rapport de 2024.
Argument à pondérer : la faiblesse de l'effet de trappe est contestée par la mission Bozio-Wasmer (voir l'argument opposé).
CONTRE(4)
Maintenir le dispositif en l'état prolonge le tassement des salaires que la Dares documente.
Le chiffre de 77 milliards avancé à l'appui du maintien est précisément l'ordre de grandeur que la Cour des comptes juge non maîtrisé.
Maintenir le dispositif en l'état revient à conserver la part dont l'efficacité est la plus incertaine.
Le maintien perpétue la trappe à bas salaires identifiée par la mission Bozio-Wasmer.
-
Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA. source ↗
POUR(4)
La concentration au SMIC est le symptôme que le rétablissement des cotisations entend corriger.
La compensation par l'État des cotisations exonérées est au cœur du constat budgétaire de la Cour des comptes.
La part d'exonérations à l'effet incertain constitue la cible la plus solide d'un rétablissement.
La mission Bozio-Wasmer conclut également à la nécessité de réduire les allègements au niveau du SMIC.
CONTRE(4)
L'évaluation de 2001 porte sur le type d'allègement que cette mesure supprimerait.
Rétablir l'ensemble des cotisations patronales exonérées supprimerait les allègements sous 1,6 SMIC, les plus efficaces sur l'emploi.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
La convergence CAE / Bozio-Wasmer porte sur le segment que cette mesure supprimerait.
Le co-auteur du rapport de 2024 avertit qu'une remise en cause mal calibrée détruirait des emplois à court terme.
-
Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes. source ↗
POUR(5)
Le tassement des salaires au voisinage du SMIC, mesuré par la Dares, étaye la remise en cause du dispositif.
Le rétablissement viserait une dépense que la Cour des comptes qualifie de massive et insuffisamment maîtrisée.
La Cour identifie une part d'exonérations à l'efficacité incertaine, cible la plus défendable d'un rétablissement.
Bozio-Wasmer recommandent eux aussi de réduire l'allègement au niveau du SMIC, quoique dans un barème redessiné et non par un rétablissement général.
L'évaluation ex post du CICE illustre qu'une dépense de cette ampleur peut produire un effet emploi modeste.
CONTRE(5)
Un rétablissement supprimerait un dispositif crédité de 460 000 emplois sur 1994-1997, même si ce chiffre est discuté.
Un rétablissement général supprimerait aussi les allègements sous 1,6 SMIC, ceux dont l'effet emploi est le mieux établi.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
Les deux rapports convergents situent l'efficacité précisément sur le segment qu'un rétablissement général supprimerait.
Le caractère « progressif » annoncé répond partiellement à l'avertissement sur les destructions d'emplois, sans le lever.
Si l'effet de trappe est faible, le principal motif d'un rétablissement s'en trouve affaibli. Argument lui-même contesté.
-
Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation. source ↗
POUR(3)
L'évaluation fondatrice porte précisément sur des allègements ciblant les bas salaires, comme ce dispositif.
Le dispositif « zéro cotisation » vise le bas de la distribution : c'est le segment où la littérature identifie un effet emploi.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
Deux travaux indépendants convergent sur l'efficacité des allègements en bas de distribution, ce que cette mesure mobilise.
CONTRE(3)
Un allègement général accentuerait la concentration des rémunérations au voisinage du SMIC.
La mesure accroîtrait une dépense déjà supérieure à 80 milliards d'euros, sans chiffrage public du surcoût.
La Cour des comptes juge l'efficacité décroissante ; un seuil général d'exonération dilue l'aide au-delà des bas salaires.
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Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité. source ↗
POUR(3)
Un allègement dès la première heure relève de la même logique que la ristourne évaluée en 2001.
L'allègement dès la première heure porte sur les rémunérations les plus basses, là où l'effet emploi est documenté.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
Convergence CAE 2019 / Bozio-Wasmer 2024 sur l'efficacité en bas de distribution.
CONTRE(3)
Alléger dès la première heure renforce l'avantage relatif des rémunérations les plus basses.
Un allègement dès la première heure élargit l'assiette de la dépense sans borne haute annoncée.
Bozio-Wasmer recommandent au contraire de réduire l'allègement au niveau du SMIC, pour desserrer la trappe salariale.
-
S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés. source ↗
POUR(3)
Le tassement mesuré des salaires en bas de l'échelle appuie l'opposition à de nouvelles baisses.
L'opposition à la baisse s'appuie sur un coût que la Cour des comptes juge en croissance non maîtrisée.
La qualification de salaire différé rejoint le constat d'un frein à la progression salariale identifié par Bozio-Wasmer.
CONTRE(3)
L'opposition de principe à toute baisse ignore l'effet emploi documenté sur les bas salaires.
- InstitutionConfirmation indépendante cinq ans plus tard
La convergence des deux rapports porte sur l'efficacité du segment bas de la distribution.
S'opposer par principe à toute baisse inclut les allègements de bas salaires, dont l'effet emploi est documenté.
Autres candidats ayant des mesures publiées sur ce thème — aucune n'a encore de fait rattaché à cette question : Clara Egger, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Antoine Mikolajczak, Édouard Philippe, Ségolène Royal, François Ruffin, Dominique de Villepin.
Les faits versés au débat
Chaque fait n'apparaît qu'une fois, avec la liste des mesures qu'il appuie ou contredit. Un même fait peut jouer dans les deux sens : son sens dépend de la proposition examinée, pas du fait lui-même.
- Chiffrage Un coût budgétaire massif et en forte croissance ⟲ invoqué dans les deux sens
Les exonérations de cotisations atteignent 75 milliards d'euros en 2023 et dépassent 80 milliards en 2024. Rapportées au PIB, elles sont passées de 1,1 % en 2004 à 2,8 % en 2022. Pour le seul régime général, elles ont doublé entre 2013 et 2022.
Cour des comptes ↗ · haute
- en objection · Gabriel Attal — Corollaire assumé du droit au brut : transférer le financement des dépenses sociales hors des cotisations pesant sur les actifs (modalités non précisées).
- en objection · Gabriel Attal — « Droit au brut » : baisser les cotisations salariales pour rapprocher le salaire net du brut.
- en objection · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- en objection · Bruno Retailleau — Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
- en objection · Bruno Retailleau — Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
- à l'appui · Marine Tondelier — S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés.
- Avis d'institution Confirmation indépendante cinq ans plus tard ⟲ invoqué dans les deux sens
La mission confiée par Matignon à Antoine Bozio et Étienne Wasmer, remise le 3 octobre 2024, confirme l'efficacité supérieure des allègements en bas de la distribution salariale, déjà établie par le Conseil d'analyse économique en 2019. Deux travaux indépendants, commandés sous des majorités différentes, aboutissent au même résultat sur ce point précis.
France Stratégie ↗ · haute
- à l'appui · Gabriel Attal — Corollaire assumé du droit au brut : transférer le financement des dépenses sociales hors des cotisations pesant sur les actifs (modalités non précisées).
- à l'appui · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
- en objection · Marine Tondelier — S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés.
- Étude Effet emploi établi lorsque l'allègement est concentré sous 1,6 SMIC ⟲ invoqué dans les deux sens
La note du Conseil d'analyse économique de janvier 2019 « Baisse de charges : stop ou encore ? » établit que les allègements de cotisations patronales ont des effets significatifs sur l'emploi lorsqu'ils sont concentrés sous 1,6 SMIC. L'impact de 4 points d'allègement supplémentaires entre 1 et 1,6 SMIC y est estimé entre 80 000 et 200 000 emplois créés ou sauvegardés selon l'élasticité retenue. Limite : estimation ex ante par simulation, fourchette allant du simple au double et demi.
Notes du Conseil d'analyse économique ↗ · haute
- à l'appui · Gabriel Attal — « Droit au brut » : baisser les cotisations salariales pour rapprocher le salaire net du brut.
- à l'appui · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
- en objection · Marine Tondelier — S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés.
- Étude L'évaluation fondatrice : 460 000 emplois entre 1994 et 1997 ⟲ invoqué dans les deux sens
Bruno Crépon et Rozenn Desplatz, dans la revue de l'INSEE Économie et Statistique (2001), estiment que les allègements sur les bas salaires ont créé ou sauvegardé 460 000 emplois entre 1994 et 1997, dont la moitié de postes non qualifiés. Réserve essentielle : ce chiffre a été vivement contesté (Sterdyniak à l'OFCE, Cette et Gubian en 2002), et les auteurs eux-mêmes ont averti qu'il n'est pas transposable à un nouvel allègement.
INSEE — Économie et Statistique n° 348 ↗ · haute Revue de l'OFCE ↗ · moyenne
- à l'appui · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
- à l'appui · Bruno Retailleau — Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
- en objection · Marine Tondelier — S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés.
- Chiffrage La concentration au SMIC a culminé en 2023 avant de refluer ⟲ invoqué dans les deux sens
La part de salariés payés au SMIC est passée de 12,0 % en 2021 à 17,3 % en 2023, avant de refluer à 12,4 % au 1er novembre 2024 (2,2 millions de personnes). Elle double à temps partiel (24,5 % contre 9,6 %) et dans les très petites entreprises (19,4 % contre 10,8 %). Le tassement des salaires en bas de l'échelle est réel mais non irréversible : la poussée de 2021-2023 tient d'abord à l'inflation, le SMIC étant indexé quand les autres salaires ne le sont pas.
Dares (ministère du Travail) ↗ · haute
- en objection · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- en objection · Bruno Retailleau — Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
- en objection · Bruno Retailleau — Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
- à l'appui · Marine Tondelier — S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés.
- Étude Trappe à bas salaires et spécialisation dans les emplois peu rémunérés ⟲ invoqué dans les deux sens
La mission Bozio-Wasmer constate que trente ans d'empilement de dispositifs ont pu conduire à une sur-spécialisation de l'économie française dans les emplois à bas salaires, au détriment de secteurs à plus forte valeur ajoutée, et que les allègements freinent la progression salariale au voisinage du SMIC. Les auteurs recommandent de réduire l'allègement au niveau du SMIC et d'instaurer un barème dégressif unique jusqu'à 2,5 SMIC.
France Stratégie ↗ · haute
- en objection · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- en objection · Bruno Retailleau — Il propose d'alléger les charges sociales dès la première heure travaillée, en distinguant les cotisations contributives ou assurantielles des cotisations de solidarité.
- à l'appui · Marine Tondelier — S'oppose à la baisse des cotisations sociales, présentées comme du salaire différé et donc un revenu futur pour les salariés.
- Avis d'institution Une efficacité qui décroît à mesure que le dispositif s'étend ⟲ invoqué dans les deux sens
La Cour des comptes juge que la politique d'exonérations a perdu en efficacité, du fait notamment de la polarisation du marché du travail, et que son effet est d'autant plus faible qu'elle s'éloigne des bas salaires. Une moindre concentration au niveau du SMIC pourrait être compensée par des créations d'emplois entre 1,2 et 1,6 SMIC si les allègements y étaient renforcés.
Cour des comptes ↗ · haute
- en objection · Gabriel Attal — « Droit au brut » : baisser les cotisations salariales pour rapprocher le salaire net du brut.
- en objection · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- en objection · Bruno Retailleau — Il annonce comme première décision de mettre fin au système qui surtaxe le travail, via le seuil zéro cotisation.
- Avis d'institution Un rétablissement mal calibré détruirait des emplois à court terme ⟲ invoqué dans les deux sens
Antoine Bozio, co-auteur du rapport et directeur de l'Institut des politiques publiques, a averti publiquement qu'une réforme mal calibrée des allègements produirait des destructions d'emplois dès l'année suivante. Limite : déclaration de presse visant une réforme précise (PLFSS 2025), et non un résultat du rapport ni une appréciation du principe même d'un rétablissement.
Public Sénat ↗ · moyenne
- à l'appui · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Retablir les cotisations sociales patronales exonerees, dont la compensation par l'Etat mobilise selon lui un quart de la TVA.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- Chiffrage Le précédent du CICE : un effet modeste au regard de la dépense ⟲ invoqué dans les deux sens
Le comité de suivi du CICE estime que l'effet le plus vraisemblable du dispositif est de l'ordre de 100 000 emplois créés ou sauvegardés sur 2013-2015, dans une fourchette de 10 000 à 200 000, pour une dépense de 47 milliards d'euros. Précision : les ratios de coût par emploi qui circulent dans le débat public sont des calculs effectués par des tiers et ne figurent pas dans le rapport.
France Stratégie ↗ · haute
- en objection · Gabriel Attal — Corollaire assumé du droit au brut : transférer le financement des dépenses sociales hors des cotisations pesant sur les actifs (modalités non précisées).
- à l'appui · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
- Étude Un effet de trappe jugé réel mais d'ampleur limitée ⟲ invoqué dans les deux sens
Selon la synthèse de FIPECO, les études disponibles concluent que les effets de trappe à bas salaires sont significatifs mais faibles, ce qui ferait du dispositif actuel un compromis acceptable entre soutien à l'emploi et dynamique salariale. Limite : source secondaire, et conclusion en tension avec celle de la mission Bozio-Wasmer, qui juge ces effets structurants.
FIPECO ↗ · moyenne
- à l'appui · Marine Le Pen — Annonce le maintien des exonérations de cotisations existantes, évaluées à 77 milliards d'euros.
- en objection · Jean-Luc Mélenchon — Rétablir progressivement les cotisations sociales supprimées et aujourd'hui compensées par l'État, en trouvant parallèlement d'autres recettes.
Les études citées
- fiabilité haute Les politiques d'exonérations de cotisations sociales : une inflexion nécessaire
Antoine Bozio, Étienne Wasmer · France Stratégie · 2024-10-03
Étaye 2 faits : Confirmation indépendante cinq ans plus tard · Trappe à bas salaires et spécialisation dans les emplois peu rémunérés
- fiabilité haute Maîtriser la dynamique des allègements généraux de cotisations sociales (RALFSS 2025, ch. III)
Cour des comptes · Cour des comptes · 2025-05-26
Étaye 2 faits : Un coût budgétaire massif et en forte croissance · Une efficacité qui décroît à mesure que le dispositif s'étend
- fiabilité haute Baisse de charges : stop ou encore ?
Conseil d'analyse économique · Notes du Conseil d'analyse économique · 2019-01-01
Étaye 1 fait : Effet emploi établi lorsque l'allègement est concentré sous 1,6 SMIC
- fiabilité haute Évaluation du CICE — synthèse des travaux d'approfondissement
Comité de suivi du CICE · France Stratégie · 2017-10-03
Étaye 1 fait : Le précédent du CICE : un effet modeste au regard de la dépense
- fiabilité haute Les salariés rémunérés au SMIC — mesure et évolution
Dares · Dares (ministère du Travail) · 2025-01-01
Étaye 1 fait : La concentration au SMIC a culminé en 2023 avant de refluer
- fiabilité haute Une nouvelle évaluation des effets des allégements de charges sociales sur les bas salaires
Bruno Crépon, Rozenn Desplatz · INSEE — Économie et Statistique n° 348 · 2001-01-01
Étaye 1 fait : L'évaluation fondatrice : 460 000 emplois entre 1994 et 1997
- fiabilité moyenne « Pour 2025, vous aurez des destructions d'emplois », estime l'économiste Antoine Bozio
Public Sénat · Public Sénat · 2024-10-01
Étaye 1 fait : Un rétablissement mal calibré détruirait des emplois à court terme
- fiabilité moyenne Les allègements de cotisations sociales patronales sur les bas salaires
François Ecalle · FIPECO
Étaye 1 fait : Un effet de trappe jugé réel mais d'ampleur limitée
- fiabilité moyenne Réductions de charges et emploi : évaluer la critique
Revue de l'OFCE · Revue de l'OFCE · 2002-07-01
Étaye 1 fait : L'évaluation fondatrice : 460 000 emplois entre 1994 et 1997
Ces pages ne tranchent pas : les études disent ce qu'une mesure produit, jamais si elle est souhaitable. Notre méthode · Signaler une erreur