Europe & international
UE, diplomatie, relations internationales.
Ce que proposent les candidats
- Qualifie de génocide la situation des Palestiniens et dénonce l'absence d'intervention des chefs d'État.source ↗
- Rejette le protectionnisme et le « produire français », qu'elle attribue à tous les partis de l'extrême droite à LFI et au PCF, et qu'elle décrit comme une arme de la bourgeoisie et non une protection des salariés.source ↗
- Designe la politique chinoise comme visant a faire couler l'industrie francaise et estime que des reponses sont necessaires pour y resister.
- Europe : instaurer le droit de voter par référendum toute modification constitutionnelle et d'initier des révisions ; ratification des traités soumise au consentement populaire (modèles suisse, irlandais, danois cités).
- Convoquer à Paris, dès 2027, une conférence pour la paix entre Israéliens et Palestiniens.
- Suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël et interdire le commerce avec les colonies, objet d'une proposition de loi transpartisane.
- Qualifie de génocide ce que mène le gouvernement israélien à Gaza.
- Soutient la résistance ukrainienne « de toutes nos forces », tout en restant ouvert à une médiation si l'Ukraine la demande.
- Bannir les produits issus des colonies et obtenir des sanctions européennes contre le gouvernement israélien.
- Dénoncer l'accord d'association UE-Israël et sanctionner le gouvernement israélien, pour que ses politiques « aient un coût ».
- Retient les qualifications de la Cour pénale internationale — crimes contre l'humanité et crimes de guerre — en insistant sur l'action plus que sur les mots.
- Juge toute négociation avec Vladimir Poutine illusoire et prône la fermeté, l'aide aux Ukrainiens et l'autonomie stratégique européenne.
- Réserver les marchés publics aux productions européennes et changer les politiques commerciales pour réindustrialiser.
- Soutient que cesser de contribuer au budget de l'Union europeenne equivaudrait a en sortir et a sortir des traites, avec des consequences pour les entreprises francaises.
- Indique que la reindustrialisation ne doit pas passer par un abaissement des normes, la France et l'Europe ne pouvant selon lui l'emporter sur ce terrain face a la Chine et aux Etats-Unis.
- Propose de sortir du saupoudrage en selectionnant des filieres strategiques controlees de bout en bout pour la souverainete du pays.
- Propose des normes a l'entree du marche europeen, dites mesures miroirs, imposant aux producteurs etrangers les normes appliquees aux producteurs europeens.
- Propose une loi « acheter europeen » generalisee, reservant les 2000 milliards de commandes publiques europeennes aux productions europeennes.
- Propose de conditionner l'engagement francais dans la securite collective europeenne a une reorientation des politiques industrielles et commerciales de l'Union europeenne.
- Decrit une methode chinoise de production subventionnee par filieres et d'exportation a perte visant selon lui les productions strategiques europeennes.
- Lie la reduction de la dette au retour d'usines sur le territoire et a la protection des producteurs face a la concurrence qualifiee de deloyale.
- Evoque le vote sur la taxe sur les petits colis chinois et la plateforme concernee, presentee comme affectant l'industrie de la mode et les commerces de centre-bourg.
- Rappelle les textes qu'il dit avoir portes au Parlement europeen : bannissement des produits issus du travail force chinois et reservation des fonds europeens de defense aux productions europeennes.
- Presente la souverainete du pays comme son combat constant et rappelle son action au Parlement europeen contre le libre-echange sans conditions.
- Veut utiliser l'accord commercial UE-Israël comme moyen de pression, mais refuse le boycott des universitaires, artistes et de la société civile israélienne.
- S'en tient aux qualifications retenues par la justice internationale (crimes de guerre, possibles crimes contre l'humanité) sans entrer dans la « polémique » sur le mot génocide.
- Propose de plafonner la contribution nette de la France à l'Union européenne à 5 milliards d'euros.
- Suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.
- Se réclame de la tradition diplomatique française : multilatéralisme, droit international et défense des peuples opprimés.
- Se présente comme adversaire des traités de libre-échange et partisan du made in France, de la démondialisation et de l'exception culturelle.
- Politique internationale : tribunal international pour les génocidaires et criminels de guerre, non-alignement, nouvelle diplomatie, renforcement du droit international (mer, espace, numérique).
- Moratoire sur les directives européennes contraires au mandat donné par le peuple ; blocage en France du statut de travailleur détaché.
- Refus des nouveaux accords de libre-échange (Mercosur, Inde) et de l'économie de guerre ; les traités européens jugés obsolètes.
- Propose une discussion avec la Chine fondée sur un échange équilibré et équitable plutôt qu'un traitement en adversaire.
- Désobéir aux règles européennes jugées contraires aux intérêts des Français tels qu'exprimés par leurs votes et les programmes.
- Instaurer un contrôle renforcé des investissements étrangers en France, notamment ceux à caractère spéculatif dans l'immobilier et les rachats d'entreprises industrielles.
- Modifier le traité de l'Union européenne, présenté comme condition pour sortir du cadre de la concurrence libre et non faussée et du libre-échange.
- Porter cette annulation de dette sous la forme d'une proposition européenne négociée avec des alliés, avec pour effet attendu une baisse des taux d'intérêt.
POUR(3)
- ChiffrageLa dette visée est détenue par des institutions publiques
Fin août 2026, l'Eurosystème détient 360,2 milliards d'euros de titres publics français au titre du PSPP et 239,5 milliards au titre du PEPP, soit de l'ordre de 600 milliards. La Banque de France, qui en détient une part, appartient à 100 % à l'État. C'est le socle de l'argument d'une dette envers nous-mêmes, et la raison pour laquelle la proposition exclut explicitement les créanciers privés.
L'encours détenu par l'Eurosystème donne un objet précis à une négociation européenne.
Banque centrale européenne ↗ · haute Banque centrale européenne ↗ · haute
- InstitutionLa voie négociée se distingue de l'annulation unilatérale
Les analyses juridiques qui concluent à l'impossibilité visent une annulation décidée unilatéralement. Une modification du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne est, elle, juridiquement possible : elle suppose l'accord unanime des États membres. La distinction est matérielle pour apprécier une proposition présentée comme une négociation européenne plutôt que comme une décision nationale.
La voie négociée est juridiquement distincte d'une annulation unilatérale : une révision du traité est possible à l'unanimité des États membres.
Actu-Juridique ↗ · moyenne
- ChiffrageUne annulation massive a déjà eu lieu : l'accord de Londres de 1953
Le 27 février 1953, l'accord de Londres a effacé environ la moitié de la dette extérieure allemande d'avant et d'après-guerre, la part d'après-guerre passant de 16,2 à 7 milliards de marks. Le remboursement du solde a été plafonné à 5 % des recettes d'exportation, à des taux de 0,5 à 5 %, avec clause de suspension. C'était un traité négocié entre un État et ses créanciers, publics et privés : un précédent d'annulation, pas un précédent d'effacement par une banque centrale.
L'accord de 1953 est le précédent le plus proche de la mesure telle qu'elle est formulée ici : une annulation négociée multilatéralement avec les créanciers, et non décidée unilatéralement. Il établit qu'un allégement de grande ampleur est possible par voie conventionnelle, et qu'il n'a pas empêché le retour du débiteur sur les marchés. Limite : les créanciers étaient des États et des banques, pas une banque centrale détenant des titres acquis sur le marché secondaire.
UK Treaty Series No. 7 (1959), Foreign and Commonwealth Office ↗ · haute European Review of Economic History, vol. 23, n° 1 ↗ · haute
CONTRE(2)
- InstitutionLa BCE y voit une violation du traité
Le 10 septembre 2026, la présidente de la Banque centrale européenne a qualifié l'annulation de la dette française détenue par la BCE de violation pure du traité et de proposition qui n'est pas une bonne idée, en visant explicitement cette proposition. Note : il s'agit d'une position institutionnelle et non d'une décision de justice ; la BCE est partie prenante du débat.
La BCE a rejeté publiquement la proposition, ce qui donne une indication sur l'accueil qu'elle recevrait.
Euronews ↗ · haute
- InstitutionLe cadre juridique interdit le financement monétaire direct
L'article 123 du TFUE interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des crédits aux pouvoirs publics et proscrit l'acquisition directe de leurs titres de dette. Les analyses juridiques convergent pour considérer qu'une annulation décidée unilatéralement serait qualifiée de contournement de cet article, avec des obstacles juridiques majeurs.
Une révision du traité suppose l'unanimité des vingt-sept, condition que l'argumentaire ne documente pas.
Le Grand Continent ↗ · moyenne
- Refuse toute participation française à une guerre entre les États-Unis et la Chine.
- Ne céder en aucun cas le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, ni à l'Union européenne ni à personne.
- Cite le cas grec comme contre-exemple de l'austérité : 110 % de dette rapportée au PIB avant les plans, plus de 130 % seize ans plus tard, au prix d'une baisse d'un quart de la production.
- Justifie l'annulation par un argument de stabilité européenne : le mécanisme européen de stabilité voté en 2012 fait payer les autres États en cas de défaut, ce qui ferait porter à l'Allemagne 65 milliards et à la France 45 milliards dans le cas grec.
- Situe la principale concurrence industrielle subie par la France chez des pays voisins membres de l'Union européenne, cités comme l'Allemagne, l'Italie du Nord et l'Espagne.
- Propose un traitement plus ferme des petits colis, à mettre en oeuvre au niveau européen et non seulement français.
- Propose d'obliger les entreprises chinoises à produire dans la zone euro les produits qu'elles y commercialisent.
- Critique l'accord signé entre la présidente de la Commission européenne et Donald Trump, qu'il oppose à la position du Premier ministre canadien.
- Estime que l'Union européenne doit adopter un langage de puissance vis-à-vis de la Chine et des États-Unis.
- Propose d'achever le marché commun et de réaliser l'union des marchés de capitaux, présentée comme facilitant le financement des entreprises.
- Qualifie d'« élimination » la politique menée à Gaza et se déclare en accord total avec Olivier Faure.
- Veut aider l'Ukraine à obtenir une paix juste et durable en tenant ensemble l'effort de défense et un effort de négociation et de médiation.
- Boussole internationale : défense des intérêts de la France, ni alignement américain, chinois ou russe.
- Constate l'absence de sanctions européennes concernant la situation à Gaza, la Cisjordanie, l'Iran et le Liban.
- Se dit favorable à une alliance des puissances moyennes et entre l'Europe et le Sud global pour un nouveau multilatéralisme.
- Propose un « oui » à la coopération internationale, incluant un Erasmus mondial et la construction d'un internet libre et coopératif.
- Conditionne l'audibilité de la voix de la France à la reconnaissance des faits survenus pendant la colonisation.
- Critique l'accord commercial conclu entre l'Union européenne et les États-Unis, décrit comme asymétrique en matière de taxes.
- Propose que la France s'oppose à Bruxelles à la signature de tout nouveau traité de libre-échange et privilégie des accords de coopération.
- Propose d'identifier 100 produits stratégiques (aliments, médicaments, armement, acier, produits liés à la transformation environnementale) sur lesquels reconquérir la souveraineté.
- Propose une politique commerciale reposant sur des taxes aux frontières, des barrières douanières et des quotas d'importation.
- Rappelle son vote « non » au traité constitutionnel européen en 2005 et le résultat du référendum, en opposition à la concurrence libre et non faussée.
- Justifie son soutien aux salariés d'ArcelorMittal par la dépendance en acier vis-à-vis de la Chine et des États-Unis en cas de fermeture.
- Propose d'étendre le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, au nom de la concurrence avec la Chine et les États-Unis.
- Se dit surpris par l'absence d'opposition intellectuelle et politique face a Donald Trump et evoque un devoiement observe aux Etats-Unis et en Hongrie.
- Constate l'absence de la France en Afrique et souligne le poids demographique futur du continent, annonce a plus de 2 milliards d'habitants en 2050.
- Dresse un bilan critique des interventions militaires francaises successives en Libye et au Sahel, sous trois presidences.
- Reproche a l'Union europeenne de ne pas utiliser ses instruments, citant l'instrument anticoercition et l'accord d'association avec Israel.
- Decrit une perception internationale de deux poids deux mesures entre le traitement de l'agression russe en Ukraine et celui du Proche-Orient apres le 7 octobre.
- Estime que la France doit constituer autour d'elle un pole alternatif a la confrontation entre la Chine et les Etats-Unis et redevenir une puissance de reference en droit international, justice et paix.
- Propose que l'Europe fixe des regles de reciprocite conditionnant les investissements chinois ou asiatiques a des criteres financiers et a des regles en matiere d'emploi.
- Propose de choisir avec les partenaires europeens, filiere par filiere, celles ou la France prendrait le leadership (bois, aimants, terres rares).
- Assume que la préférence européenne dans la commande publique équivaut en pratique à une préférence nationale.source ↗
- Conduire l'effort d'investissement hors du cadre de l'Union européenne, en l'ouvrant à des partenaires volontaires selon le principe « participation financière contre garantie d'accès ».source ↗